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Sarcelles | QuickiWiki

Sarcelles

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Overview

Sarcelles

L'hôtel de Miraville, hôtel de ville de Sarcelles.
Blason de Sarcelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles (chef-lieu)
Canton chef-lieu de deux cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val de France
Maire
Mandat
François Pupponi
2014-2020
Code postal 95200
Code commune 95585
Démographie
Gentilé Sarcellois
Population
municipale
58 398 hab. (2011)
Densité 6 911 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 00″ N 2° 23′ 00″ E / 49, 2.383349° 00′ 00″ Nord 2° 23′ 00″ Est / 49, 2.3833  
Altitude Min. 46 m – Max. 142 m
Superficie 8,45 km2
Localisation

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Sarcelles

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Sarcelles
Liens
Site web www.sarcelles.fr


L'hôtel de Miraville, hôtel de ville de Sarcelles. - Sarcelles
L'hôtel de Miraville, hôtel de ville de Sarcelles.
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article homophone, voir Sarcelle.

Sarcelles est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ville emblématique de la banlieue parisienne, elle vit s'édifier le premier grand ensemble français de 1955 à 1970. Elle est devenue en l'an 2000 sous-préfecture du département du Val-d'Oise. La commune est devenue un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis 2000, en remplacement de Montmorency. Elle est également membre de la communauté d'agglomération Val de France depuis 1997.

Géographie

Localisation et communes limitrophes

Sarcelles est une ville de la banlieue nord de Paris, située à environ 15 kilomètres de la capitale. L'agglomération est constituée de deux parties distinctes : le vieux Sarcelles, dit « Sarcelles-village », édifié au bord du Petit Rosne et regroupé autour de l'église, et le grand ensemble contemporain, première expression des villes nouvelles, édifié dans les années 1950 un kilomètre plus au sud. La ville s'étend sur 4,6 km du nord au sud et 3,1 km d'est en ouest.

La ville est limitrophe des communes de Montmagny, Groslay, Saint-Brice-sous-Forêt, Écouen, Villiers-le-Bel, Arnouville et Garges-lès-Gonesse dans le département du Val-d'Oise ainsi que Stains et Pierrefitte-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

Voies de communication et transports

Transports en commun

L'entrée de la gare de Garges - Sarcelles, avec le terminus de la ligne T5 - Sarcelles
L'entrée de la gare de Garges - Sarcelles, avec le terminus de la ligne T5
Tramway à la station Les Cholettes - Sarcelles
Tramway à la station Les Cholettes
Un bus de la ligne RATP 268, rue Pierre-Brossolette à Sarcelles-village. - Sarcelles
Un bus de la ligne RATP 268, rue Pierre-Brossolette à Sarcelles-village.

Sarcelles est desservie par deux gares ferroviaires, une ligne de tramway et plusieurs lignes de bus :

les lignes de bus :

Réseau routier

Aucune autoroute ne dessert la ville. Seule la Route nationale 16 (Paris-Chantilly) la relie directement à la capitale en la traversant du sud au nord. La route départementale 125 la traverse d'ouest en est et constitue une importante liaison locale reliant Sarcelles-village au quartier de Lochères mais également un axe intra-départemental du Val-d'Oise (Montmorency-Garges-lès-Gonesse-Dugny-Le Bourget).

Cette dernière voie devrait être soulagée à terme par la réalisation de l'« Avenue du Parisis » (ex. boulevard intercommunal du Parisis), reliant Argenteuil à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce dernier situé à moins de quinze kilomètres de Sarcelles et constituant un important pôle d'emploi.

Climat

Le climat à Sarcelles est caractéristique de celui de l'Île-de-France, c'est-à-dire soumis à un climat océanique dégradé caractérisé par une certaine modération. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[2].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France

Urbanisme

Morphologie urbaine

Sarcelles est divisé en huit quartiers distincts (population 1999/part de la population totale de la ville) :

  • Le grand ensemble (au sud) : 37 626 hab. (65 %)
  • Le village (au centre-ouest) : 7 723 hab. (13,4 %)
  • Chantepie - Les Rosiers (à l'ouest) : 5 265 hab. (9,1 %)
  • Chauffour - Les Chardonnerettes[3] (au nord-ouest) : 5 124 hab. (8,9 %)
  • Le Mont-de-Gif - Le Haut-du-Roi (à l'est) : 1 099 hab. (1,9 %)
  • Le Parc Central (au centre) : 652 hab. (1,1 %)
  • La Sous-Préfecture (au centre-ouest) : 243 hab. (0,4 %)
  • La Pointe 3/4 - Les Mureaux (au sud-ouest) : 136 hab. (0,2 %)

Le « village » est constitué d'un habitat continu bas, majoritairement du XIXe siècle et du début du XXe siècle, entrecoupé d'immeubles plus récents. Au nord, s'étend un important quartier pavillonnaire, « Les Chardonnerettes ». À l'Est, se situe une grande zone d'activité le long de la RN16, deux petits quartiers pavillonnaires (« le Haut du Roi » et « le Mont de Gif ») ainsi que quelques cultures céréalières qui résistent à l'urbanisation. Au sud, se situe le quartier de Sarcelles-Lochères, la ville nouvelle des années 1950, constituée de tours et d'immeubles de quatre étages. Ce quartier reste clairement séparé du reste de l'agglomération, aucune trame urbaine cohérente ne le liant aux autres quartiers. Un parc et des équipements sportifs séparent en effet les deux. Près de deux cents hectares ne sont pas bâtis, ce qui représente près de 30 % de la surface de la commune.

Sarcelles présente ainsi tous les éléments constitutifs d'un paysage urbain, faisant cohabiter des zones rurales avec des quartiers pavillonnaires et une importante zone d'habitat collectif dense[4].

Logement

Sarcelles comptait 18 048 résidences principales en 1999 sur un total de 19 419 logements. Le parc immobilier sarcellois possède une spécificité par rapport à la moyenne de la région : en 1999, seulement 3,1 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. De même, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 6,2 % du parc contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne.

Sarcelles possède peu d'édifices anciens, tous rassemblés dans le village, et construit peu aujourd'hui, car soumis au plan d'exposition au bruit de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle qui limite drastiquement la construction. L'essentiel du parc date des années 1955 à 1970 : pas moins de 78,1 % des logements ont été bâtis entre 1949 et 1974. Cette particularité provoque un réel problème d'urbanisme et de financement : tout le parc ayant sensiblement le même âge, tout est également à réhabiliter en même temps.

84,4 % des logements sont des résidences principales, réparties à 16,4 % en maisons individuelles et à 83,6 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). Seulement 33,0 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[5],[6].

Avec 9 505 logements de type HLM soit 52,7 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville respecte largement les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes.

La taille des ménages est bien plus importante que dans la région : la ville ne compte que 21,4 % de personnes vivant seules contre 34,6 % dans la région, en revanche les familles importantes représentent 11,0 % de la population contre 2,8 % dans la région. Le nombre moyen de personnes par logement est important : 3,2 personnes en moyenne contre 2,4 en Île-de-France. La situation s'explique par une part élevée de populations d'origine immigrée aux familles très nombreuses.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces ou plus (57,9 % contre 41,4 % en moyenne régionale) ; les petits logements restent minoritaires : seulement 2,1 % de logements d'une pièce contre 11,8 % dans la région.

La ville possède par conséquent des logements de plus grande surface que la moyenne francilienne habitées par des familles nombreuses, mais une part très importante de ces logements sont de type HLM, ce qui favorise la ghettoïsation de la commune[7],[8].

Lochères

Le quartier de Lochères est construit entre 1955 et 1976 par l'architecte Jacques Henri-Labourdette et Roger Boileau. Les premiers habitants arrivent en 1956. Il comporte 12 368 logements en location et en propriété. Ce très grand ensemble est constitué de 10 sous-quartiers[9] :

  1. Les Sablons-Saint Paul
  2. Lochères
  3. Les Paillards-Hirondelle
  4. Les Friches
  5. Les Plâtrières
  6. Le Clos
  7. Taillefer
  8. Les Mignottes
  9. Chantereine
  10. Les Flanades-Entrée de Ville

Projets d'aménagement

Toponymie

Histoire

Les origines

Sarcelles vers 1780 (carte de Cassini) - Sarcelles
Sarcelles vers 1780 (carte de Cassini)
La Briqueterie Censier vers 1900 - Sarcelles
La Briqueterie Censier vers 1900
Le Boulevard de la Gare, vers 1900 - Sarcelles
Le Boulevard de la Gare, vers 1900

Le nom de la ville proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Cercellus ou peut-être de « Cercella », cité en 862 : fabrique de cerceaux pour tonneaux.

L'occupation du site remonte probablement au paléolithique, des chasseurs-cueilleurs fréquentant alors la vallée du Petit Rosne. Une occupation humaine est attestée entre le Ier siècle et le Ve siècle de notre ère par la découverte d'un établissement thermal romain au lieu-dit « le Haut du Roi ».

Pillé par les Huns, le village retrouve une prospérité relative à partir du VIIe siècle, devenu la seigneurie de l'abbaye de Saint-Denis. L'existence d'une communauté villageoise est attestée par la donation en 894 d'une ferme sur le territoire royal de Cercelles « Ex fisco nostro Cercilla » par le roi Eudes à Heriman, trésorier de l'abbaye de Saint-Denis. Celui-ci lui accorde ainsi que sept familles serves et un moulin sur la rivière Rodonus, le Petit Rosne[10]. Au XIIIe siècle, on trouve la graphie Sarcella[11].

Des seigneurs vassaux des Montmorency organisent des campagnes d'essartage et provoquent le développement économique du village. Durant la guerre de Cent Ans, Sarcelles est occupé par les Anglais de 1420 à 1436, puis est détruit par les Huguenots en 1567 lors de leur retrait après la bataille de Saint-Denis. Propriété des Popincourt au milieu du XVe siècle, elle était la possession des Neufbourg et fut érigée en marquisat en 1629. La propriété passa en 1685 au marquis d'Hautefort qui y fonda un hôpital.

Le village du XVIIIe siècle vit de la viticulture et des arbres fruitiers. Le dénombrement de l'élection de Paris compte trente-neuf feux en 1709 ; le dictionnaire universel publié en 1726 annonce mille-soixante habitants[12]. En 1729, lorsque l'archevêque de Paris révoque le curé de Sarcelles, l'auteur pamphlétaire Nicolas Jouin écrira une suite de harangues qui eurent un tel succès qu'elles donnèrent naissance à un genre littéraire : la sarcellade, du nom du village[13],[14],[15].

Au XIXe siècle, Sarcelles, comme de nombreuses communes environnantes, vit essentiellement de la viticulture. La vigne occupe alors la quasi-totalité de la surface cultivable. Mais à la suite de l'épidémie de Phylloxéra de 1879 qui décima les vignes, les Sarcellois se reconvertissent dans les cultures légumières au tout début du XXe siècle, en particulier dans la culture des petits-pois qui nécessitaient une abondante main d'œuvre estivale, les « cueilleux ». Au cours des mois de récolte (juin-juillet), la population est multipliée par deux passant en 1902 par exemple de 2 380 à 4 800 habitants. La récolte était alors expédiée vers les halles de Paris par wagons entiers par sacs de 50 kg. L'arboriculture est également importante, les poiriers en particulier, les vergers s'étendant alors sur plusieurs communes de la plaine de France et de la vallée de Montmorency après le conflit de 1870. En 1870 et 1871, le village est occupé par les Prussiens qui le laissent en ruines. Durant l'année 1892, le village est victime d'une épidémie de choléra.

Dans les années 1930, la culture légumière est prédominante : sur 350 hectares de terres cultivables, 96 sont occupés par les cultures de petits-pois, 65 par les choux-fleurs. Durant le XXe siècle, Sarcelles perd peu à peu son caractère rural avec l'implantation de diverses industries : une cotonnerie, une fonderie d'aluminium,une fabrique de rubis synthétiques, une autre de tuiles, une de briques, de dentelles en fil d'or, ou encore de toiles. L'activité de briquetier fut très présente à Sarcelles de la Révolution française à la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce à la nature argileuse du sous-sol. Deux familles ont dominé localement cette activité : les Censier durant plus d'un siècle et les Bastin.

Le Grand Ensemble

La Place de France, en 2009 - Sarcelles
La Place de France, en 2009

Mais c'est après la Seconde Guerre mondiale que l'histoire de Sarcelles s'accélère. Dans un contexte national de pénurie de logements amplifiée par un solde naturel très positif (« baby boom ») et dans le même temps une immigration massive mais également le rapatriement des français d'Algérie dont une partie non négligeable s'installera à Sarcelles, un Grand Ensemble, de plusieurs dizaines de milliers de logements, dit de première génération (caractérisé par urbanisme de longues barres horizontales, sans recherche architecturale, le long des rails implantés pour les grues de chantier) s'installera ex-nihilo au milieu des champs de la bourgade sarcelloise.

On doit la conception de la cité aux architectes français Jacques Henri Labourdette et Roger Boileau, qui ont œuvré entre 1955 et 1975. Au total, ce sont 12 368 logements qui sont ainsi construits pour le compte de la SCIC et ses filiales, ce qui en fait sans doute le plus vaste grand ensemble de France[16]. Longtemps symbole du mal-être qui frapperait les grands ensembles (et provoquerait la « sarcellite », terme qui aurait été inventé par un habitant s’exprimant sur les ondes d’Europe 1[17]), il semblerait aujourd'hui que le grand ensemble de Sarcelles jouisse d'un relatif succès en matière de mixité ethnique et de limitation des violences urbaines, se démarquant des grands ensembles dégradés des communes de banlieues françaises[réf. nécessaire]. Cette situation peut s'expliquer par le fait que Sarcelles-Lochères s'est développée jusqu’à devenir une ville, en particulier par son intégration plus large dans un ensemble comprenant des quartiers traditionnels et des zones d’activités économique. Cette évolution reste cependant exceptionnelle.

D'importantes communautés antillaises, nord-africaines, noires-africaines et juives vivent aujourd'hui à Sarcelles ; toutefois, la mixité ethnique rencontre ses limites et les problèmes entre communautés sont en accroissement[18],[19].

Après avoir fêté en 2005 le cinquantenaire de la création du quartier de Lochères[20], la municipalité engage la rénovation du Grand Ensemble, en commençant par le quartier des Sablons, le premier édifié au cours des années 1950[21].

En juillet 2014, à l'occasion de manifestations en faveur de la Palestine, des émeutes accompagnées de violences éclatent dans la ville[22],[23].

Politique et administration

Instances administratives

La ville est un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis l'an 2000. La sous-préfecture a emménagé à Sarcelles quatre ans plus tard, en avril 2004. C'est par l'impulsion de Jean-Pierre Chevènement, alors Ministre de l'Intérieur, et de son conseiller Jean-Yves Autexier (Maire-adjoint à Sarcelles d'Henri Canacos, maire PCF jusqu'en 1982) que le déménagement de la sous-préfecture a été possible. Cette première depuis la Libération corrige ainsi une « erreur » de l'histoire datant de la création du département du Val-d'Oise. Le décret no 2000-186 portant transfert du chef-lieu de l'arrondissement de Montmorency à Sarcelles (Val-d'Oise) fut signé le 3 mars 2000 par Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement et Christian Sautter.

La ville est par ailleurs membre depuis 1997 de la communauté d'agglomération Val de France, regroupant Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel et Arnouville-lès-Gonesse.

Sarcelles est divisée en deux cantons :

Square d'Hattersheim. - Sarcelles
Square d'Hattersheim.

Sarcelles fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[24]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La ville accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (31, avenue du 8 mai 1945)[25],[26].

Conseil municipal

De 2001 à 2008, le conseil municipal est composé de quarante-quatre membres, dont le maire et treize adjoints, et huit élus d'opposition[27]. La ville a possédé dès 1996 treize conseils de quartier, ouverts à tous les Sarcellois. Ils se réunissent en moyenne une fois par mois[28].

Depuis juin 2000, Sarcelles possède également un conseil des retraités citoyens, ouvert aux personnes âgées d’au moins cinquante ans et en préretraite ou retraite. Cette initiative a été mise en œuvre après avoir constaté que bon nombre de retraités souhaitaient fortement être acteurs dans la vie de la cité et y jouer un rôle social. Il participent à une ou plusieurs des quatre commissions thématiques de réflexion : citoyenneté, environnement, interculturelle et mémoire.

Enfin, la ville possède un conseil local des jeunes, composé de vingt-quatre jeunes âgés de quinze à vingt ans et issus des différents quartiers de la ville[29].

Liste des maires

Liste des maires successifs [30]
Date d'élection Identité Parti Qualité
1939 Meyer
1953 Colle
1962 Salmon DVD
1965 Henry Canacos PCF Député du Val-d'Oise

Agent technique[31]

1983 Raymond Lamontagne RPR Député du Val-d'Oise

Vice-président du Conseil général du Val-d'Oise[32]

18 juin 1995 Dominique Strauss-Kahn PS Député du Val-d'Oise
3 juin 1997 François Pupponi PS

Député du Val-d'Oise

Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Tendances politiques

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 25,0 %, suivi de Jacques Chirac avec 15,1 %, Jean-Marie Le Pen avec 13,4 %, puis Alain Madelin avec 11,9 %, Christiane Taubira avec 8,5 %, François Bayrou avec 5,0 %, Jean-Pierre Chevènement avec 4,5 % et Arlette Laguiller avec 4,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 86,5 % pour Jacques Chirac contre 13,5 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 23,9 %, valeurs très supérieures en faveur de Jacques Chirac par rapport à la tendance nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[33].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Sarcellois ont très massivement rejeté la Constitution Européenne, avec 62,51 % de Non contre 37,49 % de Oui avec un taux d’abstention particulièrement élevé de 43,70 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 % ; abstention : 30,63 %). Ces chiffres sont très supérieurs à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais inverses aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[34].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu très majoritairement les suffrages se placer sur les deux principaux candidats, en tête Ségolène Royal avec 37,35 % (national : 25,87 %), suivi de Nicolas Sarkozy avec 33,98 % (national : 31,18 %), puis François Bayrou avec 12,95 % et Jean-Marie Le Pen avec 6,90 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 53,27 %, Nicolas Sarkozy totalisant 46,73 % des suffrages sarcellois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 18,19 %, légèrement supérieur à la moyenne nationale de 16,03 %[35].

Lors des élections municipales de 2008, la liste d'union de la gauche conduite par François Pupponi a été élue dès le premier tour avec 68,83 % des suffrages exprimés[36]. Cela lui ouvre la voie pour un second mandat (2008-2014), ou un troisième si l'on prend en compte sa succession à Dominique Strauss-Kahn en 1997.

Budget et fiscalité

Sarcelles est une ville pauvre connaissant une situation financière délicate présentant un fort endettement et une gestion budgétaire très critiquée par la chambre régionale des comptes[37]. Cette situation est due selon le maire à un potentiel fiscal très limité et à d'importants besoins de la part de la population[38].

Avec un taux de taxe d’habitation de 17,32 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Sarcelles est dans la moyenne haute du département. Ce taux est néanmoins resté stable depuis 2001. Il faut y ajouter 0,50 % pour la part syndicale, soit 17,82 % au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 16,85 % à Garges-lès-Gonesse, de 18,90 % à Gonesse ou de 17,11 % à Montmorency, communes voisines de Sarcelles[39],[40].

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Sarcelles a connu un développement très rapide qui la classe dans la catégorie des villes-champignons : ne comptant qu'environ 8 000 habitants au début des années 1950, elle en avait 35 800 en 1962 et dépassait 50 000 avant la fin des années 1960, devenant la deuxième plus grande ville du Val-d'Oise derrière Argenteuil. La ville occupe le 78e rang national en population. Son taux de natalité est de 20,29/1000 et son taux de mortalité de 6,40/1000. Sarcelles est une ville jeune : 34,9 % de la population a moins de 20 ans, 42,4 % moins de 25 ans et 13,6 % a plus de 60 ans.

En 2011, la commune comptait 58 398 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 410 1 588 1 327 1 615 1 609 1 735 1 788 1 622
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 604 1 781 1 846 1 682 1 845 2 001 2 159 2 118 2 199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 384 2 603 2 796 3 364 5 032 6 292 7 083 6 622 8 397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
35 800 51 674 55 007 53 630 56 833 57 871 58 654 58 398 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2004[42].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration

Sarcelles compte une importante population immigrée : sur un total de 57 871 habitants en 1999, 9 285 étaient nés à l'étranger et de nationalité étrangère, 6 282 étaient français d'acquisition et 3 413 étaient français de naissance mais nés à l'étranger ou bien dans les anciens départements français d'Algérie. La ville compte en effet une des plus importantes communauté de rapatriés d'Algérie.

Si, parmi les étrangers, la part des Algériens (14,7 %) ou des Marocains (11,8 %) reste conforme à la moyenne régionale (respectivement 17,3 % et 10,4 %), celle des Tunisiens est importante avec 15,5 % à Sarcelles contre 6,1 % dans la région. La part des Turcs est également très importante : 12,4 % contre 2,6 % dans la région. La part des autres pays de naissance est conforme aux tendances régionales avec 37,8 %, pour l'essentiel de pays d'Afrique subsaharienne[43],[44].

Il n'est pas possible de parler de la population de Sarcelles sans en évoquer une particularité tout à fait spécifique, à savoir que la population de cette ville est composée pour un tiers de juifs venus d'Afrique du nord dans les années 1960, et pour un tiers de musulmans. Sarcelles est surnommée "La Petite Jérusalem", comme le film du même nom qui se passe dans cette ville. On y trouve la plus grande concentration de magasins cachères, de synagogues, d'écoles et autres institutions juives de toute la région parisienne.

En 1999, 62,2 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[45],[46].

Enseignement

Cinquante-cinq établissements scolaires dispensent l'enseignement à Sarcelles dont cinq privés[47]. Il faut y ajouter deux établissements spécialisés : un institut médical éducatif et un I.U.T..

La ville relève de l'académie de Versailles et de l'inspection académique du Val-d'Oise. Les écoles de la commune sont gérées par les inspections de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de Saint-Brice-Sarcelles-Nord (6, allée Jean-de-La-Fontaine 95350 Saint-Brice-sous-Forêt) et de Sarcelles-Sud (École Delpech, 148, avenue de la Division Leclerc). Les deux circonscriptions font partie du bassin d'éducation et de formation de Sarcelles[48].

Sports

Sarcelles possède un important centre sportif accompagné de plusieurs gymnases et autres équipements sportifs à travers la commune :

  • Le centre sportif Nelson Mandela, avenue Paul-Langevin, comprend :
    • une piscine olympique (la seule du Val-d'Oise), comportant trois bassins
    • des terrains de tennis couverts
    • des terrains de football
    • la maison du rugby
    • un espace de tir à l'arc
    • un terrain de rugby
    • une salle de karaté
  • Le gymnase Jean-Jaurès, avenue Pierre-Koenig
  • Le gymnase Saint-Éxupéry, allée Bossuet
  • Le gymnase Louis-Pasteur, rue Marius-Delpech
  • Le gymnase Pauline-Kergomard, avenue Auguste-Perret
  • Le gymnase Albert-Camus, allée Radiguet
  • Le gymnase Michel Briand, rue Voltaire
  • Le gymnase des chardonnerettes, place des trois Noyers
  • Une salle de gymnastique, avenue Joliot-Curie
  • La salle Saint-Saëns, salle d'arts martiaux, avenue César-Franck
  • La salle de boxe des Chardonnerettes
  • Le stade Léo-Lagrange, rue du Stade
  • Le stade Émile-Zola, rue Emile-Zola
  • Deux boulodromes, chemin de Chantereine et place des Marais

L'Association Amicale et Sportive de Sarcelles, club omnisports. Sa section notable est le Karaté, N°1 en France au classement 2006 de la Fédération[49]

Santé

Sarcelles relève de deux centres hospitaliers : l'hôpital de Gonesse (25, rue Bernard Février 95500 Gonesse) et le centre hospitalier Intercommunal d'Eaubonne-Montmorency (CHEIM) (1, rue Jean Moulin 95160 Montmorency). La ville accueille par ailleurs un hôpital privé, l'hôpital Privé du Nord Parisien (3, bd du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny)[50].

La commune possède trois maisons de retraite, les résidences Mapi (privée), Santé le cèdre bleu (publique) et la résidence des Vergers (foyer logement)[51].

Action sociale

  • Les crèches : Crèche familiale Flora Tristan, Crèche familiale Saint Saëns, Crèche familiale Chantepie, Crèche familiale Pablo Réjas

Cultes

Église catholique. Les fidèles de la paroisse de Sarcelles-village sont accueillis à l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (rue de l'Église) et ceux de la paroisse de Sarcelles Lochères à l'église Sainte-Trinité Jean XXIII (avenue Auguste-Perret). La paroisse de Sarcelles relève du doyenné de Sarcelles et du diocèse de Pontoise. Elle est gérée par le père Père Thierry Butor[52] ;

La communauté chaldéenne se retrouve à l'église Saint-Thomas Apôtre. Elle est gérée par le Père Sabri Anar ;

Église copte. Les fidèles se retrouvent à l'église Saint-Athanase ;

Église protestante. Les paroissiens de Sarcelles se retrouvent au Grenier de Sarcelles[53] ;

Église évangélique. La communauté est gérée par le pasteur Jean-Claude Boutinon[54] ;

Islam. Les fidèles musulmans se retrouvent dans deux mosquées : la mosquée A.M.I.S et la mosquée Foi et Unicité ;

Culte israélite. Cinq synagogues sont situées dans le grand ensemble de Sarcelles. Les fidèles peuvent aussi se retrouver dans la synagogue située dans le quartier du Haut-du-Roy ou bien dans celle, située dans un pavillon, dans le quartier des Chardonnerettes[55].

Économie

Sarcelles comptait 2 651 entreprises au 31 décembre 2004. 86 % de ces établissements comptaient moins de cinq salariés[56].

Le parc industriel de l'Escouvrier comptait en l'an 2000 sur une surface de soixante hectares 80 entreprises offrant 3 000 emplois.

Le taux de chômage en 1999 s'élevait à 20,9 %, soit 8 points de plus que la moyenne nationale. La ville comptait 1954 bénéficiaires du RMI au 31 décembre 2004[57]. Le revenu moyen par ménage est de 17 854 €/an.

Sarcelles-Lochères fut l'un des premiers quartiers classés dans la liste des zones franches urbaines par la loi du 14 novembre 1996 afin de promouvoir le développement des quartiers dits « sensibles ». La ZFU de Garges - Sarcelles (Lochères) est la plus vaste de France[58]. Entre autres entreprises, l'Agence Nationale pour le Chèque-Vacances (ANCV) y possède dorénavant son siège social[59].

La ville possède très peu de grandes entreprises ; parmi les principales, on peut citer les deux premières en chiffre d'affaires : JCB-France (matériels pour BTP) avec 177M d'€, Rex-Rotary (Filiale de Ricoh, copieurs, connectique) avec 62M d'€ (chiffres 2004)[60]. Ainsi que la société France Télécom-Orange, dont le central téléphonique rue Montfleury abrite le Pole SAV desservant le territoire de la Plaine Val-De-France.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monuments historiques

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Portail occidental .

Sarcelles compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (classée monument historique par arrêté du 25 octobre 1911[61]) : Édifiée à partir de 1115 sur l'emplacement d'un temple romain, l'église remplace une construction du Ve siècle environ dont la structure a été retrouvée sous le chœur actuel. Incendiée au XVIe siècle par les Huguenots, l'édifice a été largement restaurée ensuite. La dernière grande campagne remonte à 1876. De plan cruciforme, l'église se compose d’une nef aveugle avec des bas-côtés au nord et au sud ; d’un transept non saillant et non distinguable de l’extérieur ; d’un clocher central s’élevant au-dessus de la croisée du transept ; d’un chœur carré au chevet plat ; ainsi que de ses deux chapelles latérales, dont les façades sont assimilées à celles des croisillons du transept. Le clocher coiffé d’une flèche octogonale de pierre entourée de quatre pyramidons constitue l’élément le plus ancien de l’église ; il est perce de deux baies abat-son gémellées par face, cantonnées de colonnes à chapiteaux. Le chœur gothique carré avec des chapîteaux historiés date du XIIIe siècle. La nef et les bas-côtés ont été reconstruits à partir du dernier quart du XVe siècle. La façade occidentale Renaissance est l’œuvre de l’architecte Jean Bullant. La partie centrale s’organise sur deux niveau, chacun encadré par des colonnes corinthiennes : en bas, le portail plein cintre avec double archivolte et tympan sculptés de motifs végétaux ; en haut, une rosace. Cette partie centrale est flanquée de contreforts strictement verticaux, entrecoupés par des larmiers et couronnés par des vases. Les niches à statues surmontées de dais sont vides. Quant à la façade méridionale, elle est d'une grande homogénéité et affiche un pure style gothique flamboyant. Le portail central est remarquable par la finesse de son ornementation sculptée, dont les dais au-dessus des deux statues flanquant la fenêtre au-dessus de la porte en anse de panier, véritable dentelle en pierre. Daté de 1480, il a été commencé par Jean Duplessis et terminé par ses enfants. La façade septentrionale n'est pas visible en venant du centre-ville et n'a donc pas fait l'objet d'un soin particulier. Les murs de la chapelle latérale nord du chœur et du croisillon nord du transept se distinguent toutefois par leurs triplets d'étroites baies ogivales à lancette simple. Une tourelle à escalier ronde se dresse devant la façade occidentale pour permettre l'accès aux combles. voûtée d'ogives, l'église abrite une dalle funéraire aux effigies de Jehan Soudain et sa femme, gravée en 1582[62],[63].
  • Manoir de Miraville, actuel hôtel de ville, rue de la Résistance (inscrit monument historique par arrêté du 17 mars 2011[64]) : Il se situe sur l'ancien emplacement du château de Richebourg, incendié en 1567 par les Protestants, et dont aucune représentation n'est connue. Le manoir actuel date de 1844 et présente un style éclectique historisant. La façade principale donnant sur la rue est en brique avec des chaînages en pierre de taille. D'un seul étage, elle est percée de deux très grandes baies vitrées tant au rez-de-chaussée qu'à l'étage, surmontés par des lucarnes avec des charpentes apparentes. Cette façade relativement sobre est précédée par un corps central légèrement saillant de deux étages avec pignon, présentant tout comme le second étage des colombages à vocation décorative. L'entrée se situe sous un porche plein cintre, servant également de balcon accessible depuis le premier étage. À l'intérieur, le hall d'entrée en atrium s'élève sur deux étages, avec des balcons aux balustrades en bois desservant les différentes pièces. Les boiseries du plafond sont traitées avec grand soin. L'aménagement intérieur comporte certaines pièces rapportées depuis d'autres édifices historiques. Sous le propriétaire Massiaux en 1942, le manoir à l'architecture pittoresque est transformé en hôtel, avant d'être cédé à la commune pour abriter l'hôtel de ville[63].

Autres éléments du patrimoine

  • Tour Hugues Capet, auprès du lycée de la Tourelle : Elle est faussement réputée avoir été un rendez-vous de chasse de ce roi. Pastiche d'architecture médiévale de la fin du XIXe / début du XXe siècle, elle possède des murs épais de 70 à 80 cm[63].
  • Institution Minel, rue Pierre-Brossolette : Depuis le balcon de cet établissement privé d'enseignement général construit à la fin du XIXe siècle, Maurice Utrillo a peint son petit tableau Les toits à Sarcelles, conservé aujourd'hui à New York[63].
  • Maison de retraite, rue de Giraudon : Elle est installée sur un domaine ayant appartenu à Volney entre 1806 et 1817, période pendant laquelle il fait édifier une serre et une orangerie. À la fin du XIXe siècle, le domaine est acquis par l'odre espagnol du Saint-Sacrement, dit les Pères blancs, qui grâce aux subsides de Claude d'Orléans peuvent construire une chapelle, un noviciat et une maison de repos. En 1905, lors de la séparation de l'Église et de l'État, le domaine entre dans la possession de l'État. Les sarcellois en parlent comme du château de Giraudon ou du château de Sarcelles. Des orphelins belges y sont abrités pendant la Première Guerre mondiale. En 1932, le domaine est racheté par le département de la Seine[63].
  • Maison à tourelles, boulevard du Général-de-Gaulle : Cette grande maison bourgeoise avec une somptueuse façade néorenaissance aurait été construite pour un marchand de vins d'origine auvergnat selon les souhaits de sa fille[63].
  • Maison de Félix Ioussoupov : Ce prince russe émigré en France en 1917 fait partie du groupe de quatre conjurateurs ayant décidé d'éliminer Raspoutine en décembre 1916[63].
  • Salle des fêtes, rue Pierre-Brossolette : Cette salle de 1910/12 est louée par la municipalité à partir de 1928 pour y proposer des séances de cinéma à la population. Du temps du cinéma muet, le directeur Sajou engage le pianiste sarcellois Lachaise pour jouer pendant les représentations. De plus en plus souvent, des associations utilisent la salle pour y organiser des bals et autres festivités[63].
  • Église assyro-chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre, près de la sous-préfecture : C'est la plus grande église de cette confession en Europe, financée entièrement grâce à des dons des fidèles et consacrée en février 2004.
  • La ville nouvelle de Sarcelles-Lochères constitue en elle-même un patrimoine architectural des années 1950. Le marché de Sarcelles-Lochères (les mardi, vendredi et dimanche matin) est réputé dans toute la région. Il attire une foule cosmopolite de plus de 10 000 visiteurs chaque dimanche.

Parcs et espaces verts

  • Le parc des Prés-sous-la-Ville est le plus important espace vert de la ville. Il comporte des paysages vallonnés un plan d'eau ainsi que des jeux d'enfant et des tables de camping en libre accès.
  • Le square paysager d'Hattersheim est situé à Sarcelles-Village
  • Le chemin-du-bois-fleuri, est une « coulée verte » située entre la rue Pierre-Brossolette et la rue Bellevue. On y voit une partie des jardins familiaux de la ville.
  • Le petit lac du Haut-du-Roi.
  • Le parc Kennedy, dans le grand ensemble[65].

Sarcelles possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris, récompensant les efforts de fleurissement de la commune[66].

Musées

  • Maison du patrimoine, 1 rue des Piliers : Il est installée depuis septembre 2000 dans la maison Grimaud, nom de son ancien propriétaire, et édifiée au XIXe siècle à Sarcelles-Village. Animée par une association (« Sarcelles et son histoire »), elle présente l'histoire de la ville à travers une collection permanente d'objets et de costumes anciens se rapportant au passé agricole et de nombreuses expositions temporaires thématiques[63]. On peut citer : le 60e anniversaire de la Libération de Sarcelles, les briqueteries disparues… Le parc est ouvert au public depuis le printemps 2005 et propose un parcours botanique (ouvert le lundi de 14 h à 17 h ; le mercredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, ainsi que le samedi de 10 h à 12 h, entrée gratuite)[67]).
  • Musée naval de Sarcelles, boulevard du Général-de-Gaulle, à Sarcelles-village : Également animé par une association, il présente le passé maritime de la France depuis Colbert à travers des objets, maquettes de bateaux, posters, photos, etc. (ouvert le samedi de 14h à 18h, entrée gratuite).

Équipements culturels

La salle des Fêtes Jacques-Berrier, à Sarcelles-Village. - Sarcelles
La salle des Fêtes Jacques-Berrier, à Sarcelles-Village.

La ville offre toute l'année un accès varié à la culture :

La bibliothèque municipale Anna-Langfus (37, Bd Bergson), actuellement mise en réseau avec les autres bibliothèques de la communauté d'agglomération, propose en consultation ou en prêt plus de 66 000 livres ainsi qu'environ 110 titres de magazines. L’espace jeunesse à destination des enfants de moins de 14 ans met 3 500 livres à leur disposition. S'y ajoute un espace musique, situé 1, place de Navarre, mettant à disposition plus de 7 000 CD. Les tarif d'abonnement pour emprunter sont symboliques : 2 euro pour un adulte, gratuit jusqu’à 18 ans ainsi que pour les chômeurs et les bénéficiaires du RMI[68].

L'école municipale de musique à rayonnement communal (2 avenue Paul-Langevin), enseigne une trentaine de disciplines, pour les enfants comme pour les adultes, dont le jazz, les instruments à cordes ou à vent ainsi que des pratique Collectives : chorales, musique de chambre, ateliers, etc[69]. ;

L'école municipale d'arts Janine-Haddad[70] (5, route de Garges)[71] ;

La salle André-Malraux (rue Taillepied - Sarcelles Village),

La maison du patrimoine, (1 rue des Piliers - Sarcelles-Village)[72] ;

Plusieurs maisons de quartier, en particulier celles des Vignes blanches et Watteau. Et trois centres sociaux : l'un municipal Rosier-Chantepie (1 rue Gascogne), le second de la Caisse d'Allocations Familiales du Val d'Oise Les Lochères (centre commercial n° 4, avenue Paul-Valéry) et le dernier associatif Ensemble à Sarcelles (5 rue de Pontoise)[73].

Dans la ville existe le « Club des Belles Images » - club de photographie[74].

Le Forum des Cholettes, fermé en 1997 pour cause d'amiante, était un centre culturel fondateur de l'identité du Grand Ensemble. Grande salle de spectacles, cinéma de 250 places, foyers d'exposition, salle de bal etc.

Festivals et événements

  • La biennale de la gravure et des nouvelles images, tous les deux ans, les années impaires, en début d'année ;
  • La fête du sport, début juin ;
  • La Fête du timbre[75] ;
  • Le Salon des collectionneurs et exposition philatélique le dernier samedi de janvier ;
  • Les festivités du 50e anniversaire du grand ensemble de Sarcelles ;
  • Le Festival de la photo sociale - Photsoc[76].

Sarcelles au cinéma

Sarcelles a été le cadre de plusieurs films[77], dont les plus célèbres évoquent la brutale mutation urbaine et sociale des années 1960 :

Sarcelles dans la chanson

Sarcelles est une des villes emblématiques de la banlieue et du rap français. Le rappeur Stomy Bugsy a vécu toute sa jeunesse à Sarcelles qu'il évoque souvent dans ses chansons ainsi que dans celles du groupe Ministère A.M.E.R. dont il fut un des membres avec Passi. Ce groupe a sorti en 1994 un album dénommé « 95200 », code postal de la ville. Le collectif hip-hop Secteur Ä, « Ä » venant d'un quartier de Sarcelles appelé La Secte Abdoulaye, est né à partir du défunt ministère A.M.E.R. et a rassemblé plusieurs rappeurs de la ville et de celles voisines de Garges-lès-Gonesse comme les Neg' Marrons ou le duo Arsenik, originaire de Villiers-le-Bel.

Le groupe de jazz-rock Red Noise a également sorti en janvier 1971 son unique album baptisé Sarcelles-Lochères[79].

Les Inconnus, célèbres humoristes français ont cité Sarcelles en 1992 dans le clip C'est ton destin parodiant les chansons de Rap[80].

Patrimoine historique

La ville de Sarcelles s'est engagée dans un travail de collecte de la mémoire des Sarcellois : la mémoire de la libération des habitants, là où ils vivaient pendant cette période de guerre[81]. Ces textes publics permettront de mieux comprendre le quotidien des français pendant cette période douloureuse. Il sera également possible de lire l'histoire de Sarcelles pendant cette période.

Personnalités liées à la commune

Personnalités du monde politique, économique et social

  • Didier Arnal : conseiller général, président du conseil général du Val-d'Oise de mars 2008 à mars 2011, ancien député ;
  • Marie-Claude Beaudeau : ancienne sénatrice communiste du Val-d'Oise, ancien première adjointe au maire de Sarcelles ;
  • François Chérèque : secrétaire général de la CFDT (a habité Sarcelles enfant et jeune : ancien joueur de l'AASS Rugby) ;
  • Jacques Chérèque : ancien secrétaire national de la CFDT, ancien ministre (a habité Sarcelles) ;
  • Michel Gevrey : ancien responsable national et international syndical (notamment ancien secrétaire national du Syndicat national des instituteurs) et associatif, ancien membre du Conseil économique et social, ancien adjoint au maire de Sarcelles (1995-2008) ;
  • Dominique Strauss-Kahn : professeur des universités, ancien directeur général du fonds monétaire international, ancien ministre de l'industrie, ancien ministre de l'économie et des finances, ancien président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, ancien député-maire de Sarcelles, ancien président de la communauté d'agglomération Val-de-France ;
  • François Pupponi : député-maire de Sarcelles, ancien vice-président de la communauté d'agglomération Val-de-France, ancien conseiller général du Val-d'Oise,.

Personnalités du monde littéraire, culturel et artistique

Personnalités sportives

Personnalités diverses

Héraldique

Blason ville fr Sarcelles (Val-d'Oise).svg Sarcelles
  • D'azur à trois merlettes d'or

Les armes de Sarcelles proviennent de la famille de Neufbourg, avec ses émaux inversés, seigneurs du lieu au XVIIe siècle.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Pierre Blazy et D. Guglielmetti, Le pays de France en 1900, Ed. du Valhermeil, 1992, 182 p.
  • Yves Breton, Georges Cornet et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Sarcelles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 817-827 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Revue Patrimoine en Val de France, un numéro thématique par an depuis l'année 2003 distribué gratuitement chaque mois de septembre par la communauté d'agglomération, très riche en contenu.
    • N°1 : Des acteurs, des lieux, des projets (2003)
    • N°2 : Nature et ville (2004)
    • N°3 : Mobilité (2005)
    • N°4 : Habitat (2006)
    • N°5 : Loisirs (2007)
    • N°6 : Femmes (2008)
  • Dominique Lefrançois, Guide des sources pour l’étude des grands ensembles. Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Villiers-le-Bel, 1950-1980, éditions de la Mission Mémoires et Identités en Val de France, 2005 [lire en ligne]
  • Catalogue de ressources documentaires sur le grand ensemble de Sarcelles 1954-1976, collection « Les publications du Patrimoine en Val de France », n°9, Communauté d’agglomération Val de France, 2007 [lire en ligne]

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Communes limitrophes de Sarcelles sur Géoportail.
  2. Météo France - Climatologie
  3. Dans l'usage local, les Chardonnerettes sont souvent abrégées par l'apocope les Chardos.
  4. IAURIF - Fiche communale, Mode d'Occupation du Sol (1999)
  5. INSEE - Logements à Sarcelles  : les occupants
  6. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants
  7. INSEE - Logements à Sarcelles  : le parc
  8. INSEE - Logements en Île-de-France : le parc
  9. L'histoire des grands ensembles de Garges les Gonesse, Sarcelles et Villiers le Bel page 19
  10. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris / par l'abbé Lebeuf (paru de 1754 à 1757) sur Gallica, p. 169
  11. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris / par l'abbé Lebeuf (paru de 1754 à 1757) sur Gallica, p. 170
  12. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris / par l'abbé Lebeuf (paru de 1754 à 1757) sur Gallica, p. 170
  13. Le vrai recueil des Sarcelles - Tome 1
  14. Le vrai recueil des Sarcelles - Tome 2
  15. Les deux harangues des habitants de la paroisse de Sarcelles à Mgr l'archevêque de Paris, et Philotanus
  16. Dominique Lefrançois, Guide des sources pour l’étude des grands ensembles. Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Villiers-le-Bel, 1950-1980, éditions de la Mission Mémoires et Identités en Val de France, 2005 [lire en ligne]
  17. « La sarcellite » dans L’Echo Régional, 22 mars 1962
  18. Sarcelles, Législatives [PDF], Le Parisien du 11 août 2006
  19. Reportage: “N’allez pas à Sarcelles…”, Pierre-Alexandre Bouclay, valeursactuelles.com, 4 août 2014
  20. L'Humanité - Sarcelles, une banlieue (pas tout à fait) comme les autres
  21. À 50 ans, Sarcelles rêve d'une nouvelle jeunesse, lefigaro.fr, 18 mars 2006
  22. A Sarcelles, des dégradations après des manifestations interdites, lemonde.fr, 20 juillet 2014
  23. Nouvelles condamnations après les émeutes de Sarcelles, lemonde.fr, 31 juillet 2014
  24. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  25. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  26. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  27. Site municipal - Trombinoscope
  28. Site municipal - Les conseils de quartiers
  29. Site municipal - Le conseil local des jeunes
  30. Francegenweb - Liste des maires de Sarcelles
  31. Assemblée nationale - Trombinoscope
  32. Assemblée nationale - Trombinoscope
  33. Scrutin présidentiel de 2002 - Sarcelles
  34. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Sarcelles
  35. Scrutin présidentiel de 2007 - Sarcelles
  36. Résultats électoraux du 9 mars 2008 :
    Liste PS/Union de la Gauche (Pupponi) 68,83 % - 39 élus
    Liste UMP (Toulmet) 17,24 % - 4 élus
    Liste Fivers Gauche (Adda) 9,10 % - 2 élus
    Modem (Boughanda) 4,83 % - 0 élu
    Source : Le Monde daté du 11 mars 2008 - Cahier spécial
  37. C.R.C. Île-de-France - Sarcelles - Rapport d'observations définitives du 25 février 2005 [PDF]
  38. Réponse de M. François Pupponi au rapport de la C.R.C. [PDF]
  39. Site officiel de la direction générale des Impôts
  40. Taxe.com - Impôts locaux
  41. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  43. INSEE - Lieux de naissance à l’étranger selon la nationalité à Sarcelles
  44. INSEE - Lieux de naissance à l’étranger selon la nationalité en Île-de-France
  45. Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
  46. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
  47. Site officiel de Sarcelles : Les établissements scolaires
  48. Inspection académique du Val-d'Oise
  49. Site officiel de l'association Amicale et Sportive de Sarcelles
  50. Site municipal - Hôpitaux
  51. Maisons de retraite du Val-d'Oise
  52. Paroisse de Sarcelles
  53. Église réformée de France à Sarcelles
  54. Église Évangélique de Sarcelles
  55. Consistoire de Paris
  56. Source : communauté d'agglomération Val-de-France
  57. Source : Caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise
  58. Légifrance - Loi relative à la mise en oeuvre du pacte de relance pour la ville
  59. ANCV
  60. Magazine L'Entreprise N° 229, décembre 2004
  61. « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. Mathieu Lours, « Sarcelles - Saint-Pierre-et-Saint-Paul », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 251-254 (ISBN 9782953155402).
  63. a, b, c, d, e, f, g, h et i Yves Breton, Georges Cornet et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Sarcelles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 817-827 (ISBN 2-84234-056-6).
  64. « Manoir de Miraville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  65. Site municipal - Le patrimoine vert de Sarcelles
  66. Villes et villages fleuris - Val-d'Oise
  67. « Présentation de la maison du Patrimoine », sur Sarcelles (site officiel) (consulté le 15 novembre 2012).
  68. Site municipal - La bibliothèque intercommunale et l'espace musique
  69. Site municipal - L'école municipale de musique agréée (EMMA)
  70. Le nom a été donné en hommage à Janine Haddad, ancienne adjointe au maire de Sarcelles, ancien conseillère régionale d'Île-de-France, décédée en 2009.
  71. Site municipal - L'école municipale d'arts plastiques
  72. Site municipal - La maison du patrimoine
  73. Site municipal - Les Maisons de Quartier
  74. Le Club des Belles Images
  75. Club philatélique de Sarcelles et environs
  76. Festival de la photo sociale
  77. [PDF] Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise - terre de tournages (lire en ligne), p. 87-90.
  78. Comme au cinéma - Voisins, Voisines
  79. Red Noise, fer de lance du Free-Jazz-rock français
  80. C'est ton destin des Inconnus
  81. Mémoires Croisées de Sarcelles


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