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Oujda | QuickiWiki

Oujda

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Overview

Oujda
Wejda / ⵡⴻⵊⴷⴰ / وجدة

Héraldique
Centre ville d'Oujda
Centre ville d'Oujda
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Oriental
Préfecture Oujda-Angad
Maire Omar Hejira (PI) (2009)
Code postal 60000
Démographie
Gentilé Wajdi/ Wajdia, en français Oujdi/Oujdia
Population 400 738 hab. (2004[1])
Densité 668 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 41′ 12″ N 1° 54′ 41″ O / 34.686667, -1.91138934° 41′ 12″ Nord 1° 54′ 41″ Ouest / 34.686667, -1.911389  
Altitude 450 m
Superficie 600 km2
Divers
Ville millénaire, capitale du Raï marocain
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maroc

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Oujda

Géolocalisation sur la carte : Maroc

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Oujda


Héraldique - Oujda
Héraldique

Oujda ( en arabe: وجدة, en berbère: Wejda, ⵡⴻⵊⴷⴰ) est une ville frontalière du Maroc, située à l'extrême nord-est du pays, à la limite de la région du Rif oriental (provinces de Nador Berkane Driouch Hoceima), chef-lieu de la préfecture d'Oujda-Angad, dans la région de l'Oriental.

Sa proximité avec le port de Nador et avec l'Algérie lui permet de jouer le rôle de carrefour entre le Maroc et l'Algérie.

Géographie

Situation

Oujda est bordée à l'est par l'Algérie, au nord par la Province de Berkane et la mer Méditerranée, à l'ouest par la province de Taourirt et au sud par la province de Jerada. La ville se situe à 5 km à l’ouest de l’Algérie, à 60 km de la ville de Berkane, à 140 km de la ville de Nador et à 152 km de l'enclave espagnole de Melilla[2], au sud par la ville de Jerada.

Climat

La ville d’Oujda jouit d’un climat méditerranéen avec un hiver doux à froid et pluvieux et un été chaud.

Les précipitations sont irrégulières et la neige peut tomber en hiver. Les précipitations sont comprises entre 350 et 500 mm par an.

Les températures moyennes annuelles varient entre 15 °C et 20 °C. Celles maximales peuvent dépasser 40 °C, par exemple le 31 juillet 2001 ou il a fait 46,2 °C ou encore le 12 juillet 2011 avec 45,7 °C tandis que les températures minimales absolues s'abaissent parfois en dessous de 0 °C comme le 28 janvier 2005 où la température a baissé jusqu’à - 7,1 °C. Toutefois, les températures sont toujours douces sur la côte méditerranéenne.

La ville d'Oujda connait durant le mois d’août un vent chaud venant du Sahara qui s'appelle Chergui.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Mauretania & Numidia - Oujda
Mauretania & Numidia

On trouve des restes de l'activité humaine des temps primitifs dans les grottes des environs d'Oujda : silex, pointes, etc. Des spécimens de l'industrie de l'âge de la pierre ont été recueillis autour d'Oujda, vers Sidi Yahya, quelques silex taillés, dont un joli grattoir, à Aïn Serrak, des nucléus, lames, pointes et grattoirs, à Sidi Moussa, sur l'oued Isly, des grattoirs, lames, pointes et disques en quartzite. L'industrie de la pierre polie, qui coïncide avec le début des temps géologiques actuels, a également laissé quelques traces dans la région. Vers les jardins de Sedd et au confluent de l'oued Nachef et de l'oued Isly, on observe des foyers du néolithique ancien. Sur le plateau du Djorf El Akhdar, on a retrouvé une moitié de hache polie de forme dérivée de la hache en boudin. Autour d'Oujda et de Taourirt subsistent des tumulus amazighs de formes variées, caractérisés par la pauvreté du mobilier : restes d'os humains, perles, pendeloques de cuir, fers de lance, etc. Un dolmen a été découvert en 1884 par Charles Vilain dans les Ayt Iznassen[3].

Portrait de Jugurtha. - Oujda
Portrait de Jugurtha.

Selon les historiens, Oujda serait Lanigare, mentionnée par Ptolémée, ou de Stabulum regis située à l'ouest de Nigrensis (Tafna). Avant l'arrivée des Romains, les populations établies à l'Est du fleuve de Moulouya sont unies sous le royaume des Massaesyles. Dans cet état riche en hommes et en produits du sol, la culture des céréales et l'élevage du bétail sont développés. D'après l'historien romain Salluste le fleuve Mulucca actuellement moulouya, séparait le royaume de Jugurtha, roi de Numidie, de celui de Bocchus, roi de Maurétanie. Le castellum de Melwiya serait le Jbel Mahsseur situé à 20 km au sud d'Oujda. Quelques traditions locales actuelles maintiennent un souvenir de Rome. Il y des fractions de la tribu de Ayt Iznassen qui se nomme al Bakia se prétendent descendants des conquérants romains.

Les persécutions antisémites des Wisigoths et de Justinien réorientent beaucoup de juifs dans la région. À partir du IIe siècle, le judaïsme, se répand dans la région. Des clans judaïsants et semi-nomades, s'établissent dans la région. Le souvenir d'une grande époque juive dans la région se lit dans la légende de Sidi Yahya Ben Younès et l'histoire de Debdou.

Dans l'antiquité tardive, la cuvette d'Oujda est peuplée de nombreux villages. Selon l'historien Abou Hamid El Ghazali, ils auraient été habités par des chrétiens, sous le règne d'un roi appelé El Ablak El Fortas (l'albinos teigneux).

Fondation

La médina d'Oujda est fondée en 994[4], près de la plaine des Angads, par Ziri Ibn Attia, chef de la tribu des Maghraouas (tribu berbère zénète des Aurès), qui y établit sa cour[4]. Investi par les khalifes omeyyades de Cordoue du commandement des deux Maghreb, Ziri Ben Attia décide de s’installer au centre du pays qu’il va administrer. Il fait donc le choix de créer une capitale à proximité de la source de Sidi Yahia et de montagnes pouvant éventuellement lui servir de refuge.

La cité demeure pendant quatre-vingts ans le siège de la dynastie zénète[4]. Petit à petit, elle prend de l'importance grâce à son statut de ville relais sur deux grandes voies commerciales : la voie nord-sud de la mer à Sijilmassa et ouest-est, et la voie ouest-est de Fès à l'orient. Sa situation stratégique l'exposera à plusieurs invasions destructrices durant son histoire.

Dynasties des Almoravides et des Almohades

Youssef Ibn Tachfin s’empare de Oujda en 1081.

Vers 1208, Oujda passe au pouvoir des Almohades qui y élèvent une nouvelle fortification.

Référence: Guide Bleu - Édition 1920

Elle passa ensuite au pouvoir des Almoravides, puis des Almohades qui y élevèrent une ceinture de fortifications en 1206. Plus tard, les Mérinides et les Abd El Ouadites Se la disputèrent violemment.

Dynasties des Zianides, des Mérinides et des Saadiens

Au fil de l'histoire des dynasties qui se succèdent en Occident musulman, Oujda finit par assumer une fonction stratégique importante.

Durant quelques décennies Oujda a fait partie du royaume Zianide. Moulouya marquait la frontière entre les royaumes Zianide et Mérinide [réf. nécessaire].

Après avoir été détruite par le mérinide Abou Yakoub en 1271, elle fut réédifiée par son fils Abou Youssef en 1295 et entourée de nouveaux remparts, dotée d’une casbah, d’un palais, de bains et d’une mosquée.

À cause de la rivalité entre ces deux puissances, Oujda a été détruite en 1271 par le sultan Abou Yaacoub Elmarini. Son fils, Abou Yaacoub Youssef, entreprend la reconstruction de la ville.

Référence: Guide Bleu - Édition 1920

Après avoir été détruite par le mérinide Abou Yakoub en 1271, elle fut réédifiée par son fils Abou Youssef en 1295 et entourée de nouveaux remparts, dotée d’une casbah, d’un palais, de bains et d’une mosquée.

Dynastie alaouite

Les Chérifs saadiens et alaouites, puis les ottomans d’Alger en furent alternativement les maîtres.[réf. nécessaire]

En 1692, le sultan Moulay Ismaïl a repris la ville.[réf. nécessaire] Oujda tombe de nouveau sous la domination des Deys d'Alger. Elle sera reprise par le sultan alaouite Mohammed III sans que ces derniers ne s'y opposent.[réf. nécessaire]

Protectorat français au Maroc

À partir du XIXe siècle, Oujda fut harcelée par la présence française en Algérie, ce qui a abouti à la bataille d’Isly (1844) et à la première occupation occidentale de la ville.

En 1907, la ville fut à nouveau occupée, cinq ans avant la mise en place du protectorat.

Base de la Légion étrangère

En 1857 et à nouveau en mars 1907, la ville sert de base à la conquête du Maroc avec comme unités, en 1912, la 24e compagnie du 1er régiment étranger d'infanterie (1er REI), et de 1923 à 1924, la 2e compagnie montée du 2 bataillon du 2e REI. En 1939, lorsque le 2e régiment étranger de cavalerie (2e REC) est formé par regroupement d'escadrons du 1er REC répartis sur le territoire marocain, il s’y installe en garnison. En 1945, le 1er REC rentre de métropole et stationne plusieurs mois à Oujda avant de partir en Indochine. Le 2e REC recréé en 1946, lui succède jusqu'en 1955. Il forme et instruit les jeunes légionnaires cavaliers avant leur affectation au 1er REC. À partir de 1956, année de l’indépendance du Maroc, la garnison d'Oujda ne compte plus de légionnaires.

[réf. nécessaire]

Occupation française

Église d'Oujda, symbole de la présence française. - Oujda
Église d'Oujda, symbole de la présence française.

Référence: Guide Bleu - Édition 1920

Oujda est occupée et évacuée par les troupes françaises une première fois en 1844, puis une deuxième fois en 1859.

La réoccupation d'Oujda fut ensuite décidée à la suite de l'agitation anti-française entretenue parmi le peuple marocain après l'assassinat du docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907.

Elle fut réalisée, sans coup férir, par le général Lyautey le 29 mars, puis sert de base, ainsi que Ghazaouat (Nemours), à la pacification des Beni Snassens. Une certaine effervescence s'étant produite ensuite dans ce massif, celui-ci fut occupé à la fin de 1907, et l'influence française s'étendit ensuite dans tout l'Amalat d'Oujda.

Une des plus grandes gares ; le train comme outil de pénétration.

Dès 1910, un premier tronçon ferroviaire fut construit, reliant Oujda à Maghnia (Algérie). Puis le chemin de fer s'étendit jusqu'à Fès en 1924, à Bouarfa et ses mines (1929), à Ghazaouat (1935) puis Béchar/Colomb Béchar (1941), Knadsa (1948). C'était l'amorce du projet ferroviaire transsaharien devant mener au Niger. Oujda (et la région de l'Oriental marocain) devenait ainsi un lieu stratégique dans la perspective d'une plus grande intégration du domaine colonial français en Afrique du Nord, via ces infrastructures. Les indépendances maghrébines et les égoïsmes nationaux qui en découlèrent mirent fin à ce projet.

Présence militaire

En 1912, les Français étaient autorisés à établir leur action jusqu'au-delà de la Moulouya et atteignaient Msoun en 1913, puis Taza en 1914, époque à laquelle s'opéra la jonction des troupes du Maroc oriental avec celles du Maroc occidental.

En 1917, les opérations françaises aboutissent à la fondation du poste d'Outat El Haj sur la Moulouya, et à la jonction, à Missour, des troupes de la région nord et celles de la région sud du Maroc occidental à Bou Denib.

La même année, ces dernières troupes opèrent également leur jonction avec celles venues de Meknès.

Administration

Le contrôle de l'administration s’effectuait par le contrôleur en chef de la région civile d'Oujda, qui ressortait de la Résidence Générale de Rabat. La colonisation européenne s'était rapidement développée dans la région Nord de la ville depuis 1908. Dans la région Sud, non loin de laquelle aboutit la ligne de chemin de fer d'Oran à Colomb-Béchar, les transactions commerciales avaient une certaine activité, en particulier lors de la création, à la fin des années 1920, de la cité minière (charbon) de Jerada. .

Population en 1918
  • 13 000 Musulmans - 4 800 Français - 3 000 autres Européens - 1300 Israélites -
  • Soit un total de 22 000 habitants.
Les transports publics
  • Omnibus - de l’hôtel Simon et de hôtel Central à la gare - Prix : 1 fr. la place
  • Voitures de place - Station rue de Mania (Première zone : la course 2 fr. – la course double 3 fr - Deuxième zone : la course 3 fr. – la course double 3.75fr - La demi journée 12 fr - La journée entière 20 fr - Oujda - Sidi Yahia, aller et retour avec une heure d’attente:8fr)
Services d’autobus
  • Société générale des autobus, route de Maghnia), d’Oujda à Martimprey et Berkane (service quotidien 10 et 8 fr la place - d’Oujda à Maghnia 3 fr - d’Oujda à Nedroma et Tlemcen 11 fr - d’Oujda à Nemours 13 fr)
Automobiles de louage
  • Prodesta – Sanchez – Santia - Laville.
Hôtels
  • Transatlantique (de la Compagnie Générale Transatlantique et des Auto-circuits nord-africains), rue de Maghnia
  • Simon, rue de Maghnia, à côté du précédent (45 chambres, omnibus, téléphone, électricité, bains, salon de correspondance)
  • Central, route de Berguent (omnibus)
Banques
  • d’État du Maroc, rue de la Mosquée
  • Algéro-Tunisienne, Bab El Khémis
  • Compagnie Algérienne, place du Marché
  • Crédit Foncier d’Algérie et de Tunisie, rue de Maghnia
Photographie
  • Ben Sadoun, rue de Maghnia
  • Hammou, rue de Maghnia
Librairie et cartes postales
  • Allard, Bab El Khémis
  • Gouraud, rue de Maghnia
Journaux
  • Tablettes marocaines, hebdomadaire à 0.1 fr
Bains maures
  • Bains Habous, en face de l’école franco-arabe
  • Ben Amara
  • Haj Sabouni

Population

Démographie

La ville d'Oujda compte plus d'un million d'habitants (2012)[réf. nécessaire] . L'accroissement annuel de la population est de 2,4 % par an environ. Son essor est cependant freiné par la fermeture de la frontière ; contrebande avec l'Algérie et émigration sont deux sources de revenus non négligeables. Il existe une importante diaspora oujdie, notamment en France et en Belgique. Évolution de la population d'Oujda au XX eme siècle : 6500 habts en 1910 ; 34500 en 1936 ; 80500 en 1952 ; 129000 en 1960 ; 260000 en 1982 [5].

Groupes ethniques

À l’instar de toutes les villes du Maroc, la ville d'Oujda est marquée par un brassage entre arabes et berbères. Les populations berbères restent cependant bilingues (arabe et berbère) et sont originaires pour la majorité du Rif, on retrouve par exemple diverses tribus telles celles des Ikeriyen, des Ait Iznassen, des Igzenayen et celles de la région de Figuig. La grande majorité des oujdis s'exprime en dialecte arabe oranais. Durant les années 1840, la ville a connu une forte vague d'immigration algérienne due à l'invasion française en Algérie et un fort exode rural des habitants des tribus voisines.

En résumé, on retrouve aujourd'hui, deux grandes ethnies dans la ville d'Oujda : les arabes et les berbères ainsi qu'une grande communauté algérienne.

Les anciennes famille de la ville

Dans la période pré-coloniale, la population d’oujda était formée de groupes d 'origines variés.en 1907 déjà, la diversité de ses origines était très grandes . On distinguait d’après voinot : les oulad amran, les mbasso, les achegfan, les ahel oujda, les oulad el gadi, les ahel d jamel, les oulad aissa. Ces sept groupes avaient donné leur nom aux sept quartiers d’oujda.chacun d’eux aurait été lui-même constitué par les éléments de provenances diverses.

Les Oulad amran se subdivisent en :

  • Chekarna : sont chorfa (celui qui descend du prophète par Fatima) et seraient par les uns du ksar oudaghir de Figuig , d’après les autres de Nédroma (Algérie) ;
  • Oulad moulay et abbes : également chorfa auraient abandonné la région de tlemcen au XVIe siècle pour fuir la domination turque ;
  • Chouazi ou oulad ghazi : seraient originaires soit tafilalet, soit des beni-snassen ;
  • Tlemçaniines seraient arrivés à Oujda vers la même époque que moulay abbès ;
  • les mbassos : leur vrai nom c’est basso , sont originaires de Tlemcen ;
  • les Achegfanes auraient de origines extrêmement variées allant des beni-snassen au tafilalet en passant par Tlecen et Figuig.

Les Ahel oujda :sont formés par deux groupes peu nombreux :

  • El bequia : qui signifie "le reste " est composé des oulad menni, oulad mohamed ben larbi et oulad el moul ; il serait le dernier vestige de l’antiquité population pré-islamique qui aurait occupé la ville au temps du sultan l gendaire El ablak el forta ;
  • El kouarda : comprends principalment des gens originaires de kouarda , et peut être aussi quelque beni-snous et beni-bousaiid (Algérie).

Les Ouladd el gadi : sont très mélangés ; cette fraction est constituée par les arabes et les barbères venus d’un peu partout . on y trouve , entre autres , des beni-snassen , des cherada , des beni bou said ainsi que des gens de zoui et aira près de nemours .

Les Ahel el Djamel : ont des origines diverses tout comme les précédents ; les oulad bou kais viendraient du ksar du même nom (sud oranais ) ;les ouled El khaled des beni-snassen, les ouled chamma de tlemcen , les ouled filali du tafilalet .

Les Oulad aissa : se divisent en oulad el mir et oulad aissa . Les premiers sont originaires des beni mimoun , chez les beni-mengouche , beni-snassen , les seconds les oulad aissa de l’oues . quelques familles provenant des oulad El arabi du sud de l’atlas et des beni-yala se sont intégrées aux oulad aissa .La population s’est diversifié sous le protectorat français en 1907 du fait de l’afflux constant d’individus venus de tous le Maroc oriental , d’agéria mais aussi de Maroc occidental , de Fes, casablanca , marrakech et même de Sousse .

Santé

Hôpital al Farabi

Édifié en 1954, l’hôpital dispose entre de services médicaux (225 lits), services chirurgicaux (204 lits), d'un service de réanimation et urgences (19 lits) et d'un pole mères- enfants (122 lits), d'un staff médical de 643 cadres, dont 73 médecins, l'hôpital Al Farabi, qui dessert une population régionale estimée à près de 2 millions d’âmes, est bâti sur une superficie de 27 000 mètres carrés dont 9 620 couverts et compte un taux d'occupation moyen de 50,85 % avec près de 109.000 journées d'hospitalisation et 33.186 admissions par an.

La ville dénombre d'autres hôpitaux mais des hôpitaux privés, comme la polyclinique, Isly, etc ..

Centre hospitalier universitaire Mohammed VI

Ce centre hospitalier vient d’être inauguré le 23/07/2014 par le roi Mohammed VI

lien du centre

Monuments

La médina d'Oujda atteignait une superficie de vingt-cinq hectares, abritant plusieurs monuments de valeur historique indéniable, était entourée d’une ceinture de jardins plantés d’oliviers, ceinture épaisse de mille mètres en certains endroits. Chaque jardin était clos d’un mur en pisé de 1,80 à 2 mètres de haut percé de nombreux trous. Ces jardins constituaient donc un système de défense appréciable, qu’on avait renforcé dans les années 1880 par la construction de murailles en pisé de six à sept mètres de hauteur, formant une enceinte continue percée de deux portes diamétralement opposées, et doublée d’un fossé large et profond creusé pour construire le mur. La médina comprenait neuf quartiers correspondant aux différentes fractions de la population Oujdie : Achegfane – Ahl Oujda – Oulad Amrane – Ahl El Jamel – Oulad El Gadi – Oulad Aïssa – le Mellah – le quartier des marchés (commerçants et artisans) et le quartier de la kasbah (bureaux du makhzen).

La médina

La médina représente la vieille ville d'Oujda avec son caché arabo-musulman. Elle est délimitée du reste de la nouvelle ville par ses murailles en créneaux et merlons. De plus, la ville répertorie des portes à l'architecture notable de style arabo-andalous permettant un échange entre la ville antique et la ville moderne, parmi les portes de la médina, on retrouve la porte de Sidi Abdelwahab(Bab Sidi Abdelouahab) située à l'est, la porte d'El Khemis(Bab El Khemis) démoli en juin 1920 située au nord, la porte de Oulad Amran(Bab Oulad Amran) donnant sur la rue de Marrakech et la porte Gharbi(Bab Gharbi) à l'ouest. La porte qui reste la plus remarquable est celle de Bab Sidi Abdelwahab avec sa porte ogivale encadrée de deux bastions au-dessus de laquelle le makhzen faisait accrocher les têtes coupées des rebelles d’où son nom de « porte des têtes ». Près de la porte de Sidi Abdelouahab, on trouve un souk hebdomadaire, se tenant chaque jeudi sur une place à l'extérieur des murailles de la médina, cinq fondouk ou hôtels, trois mosquées : Djamaâ El Kebir, Djamaâ Heddada et Djamaa Sidi Okba, une medersa et trois synagogues. Dans les jardins irrigués et alimentés par les sources de Sidi Yahia Benyounes, les habitants de la ville font des cultures maraîchères.

La médina d'Oujda comporte aussi de nombreux palais dont les plus remarquables sont ceux de Dar Al Makhzen et Dar Al Bacha, ainsi qu'une école qui fut le premier établissement scolaire moderne au Maroc et a fêté son centenaire en 2007 : l'école Sidi Ziane, antérieurement nommée « École arabe française », puis « École urbaine musulmane de la place Sidi Ziane »[6].

Monuments divers

Mosquée situé au boulevard Mohamed V (mosqué fatima oum l banin ) - Oujda
Mosquée situé au boulevard Mohamed V (mosqué fatima oum l banin )
Dar Sebti - Oujda
Dar Sebti
Entrée du Parc - Oujda
Entrée du Parc
  • Dar Sebti : l'un des palais les plus fabuleux de la ville. Construit en 1938 par un grand commerçant de la ville, il fut restauré et rénové. Il a une double fonction : c'est le siège du Centre d'Études et de Recherches sur la Musique Gharnati, et le lieu d'activités culturelles et de festivités diverses (fêtes de noces, expositions, réceptions…). En face de ce palais, s'étend le parc Lalla Meriem aménagé pour la détente et abritant un musée. Ce parc est également le siège du Syndicat d'Initiative et du Tourisme de l'Oriental.

Il fut un temps ou elle a servi comme école enfantine aussi dans les années 1970.

  • Bibliothèque Charif Al Idrissi, Oujda

La bibliothèque Charif Al Idrissi, créée en 1956 faisait partie du petit réseau de bibliothèques publiques modernes du siècle dernier. L’emplacement de l’actuelle bibliothèque se trouve dans une belle demeure mauresque qui appartenait au pacha de la ville d’Oujda. Actuellement elle fait l’objet de salles de lecture et une bibliothèque spécialisée multilingue.

  • Parc Lalla Aicha, Oujda

Non loin de la médina, s'étend le Parc Lalla Aïcha sur une superficie de 20 hectares environ. Créé en 1935, il constitue un lieu de détente pour les habitants d'Oujda. Il offre une belle aire de loisirs avec ses piscines, ses terrains de sports, ses clubs de tennis et d'équitation ainsi que ses équipements de jeux d'enfants...

  • Musée Lalla Meriem (Lmat7af) , Oujda:

Le Parc Lalla Meriem aménagé pour la détente et abritant un musée. Ce parc est également le siège du Syndicat d'Initiative et du Tourisme de l'Oriental. On peut aussi un endroit y apprendre la musique gharanati

Quartiers

Article détaillé : Quartiers de la ville d'Oujda.

Économie

La position géographique privilégiée d'Oujda constitue un atout pour sa prospérité et son progrès, la ville a une vocation commerciale et tertiaire.

L’économie de la ville d'Oujda se bâtit principalement sur la contrebande des marchandises en provenance de l’Algérie et surtout l'essence, parce que la ville ou plutôt toute la région orientale a été marginalise pendant longtemps mais des que Mohammed VI est arrivé au pouvoir, il essaye de rassembler le royaume et d’être équitable en ce qui concerne les besoins de chaque ville.

Secteur primaire

  • Colaimo est une coopérative laitière présente dans la région orientale.

Secteur secondaire

La ville est dotée d’un tissu industriel embryonnaire :

  • Zone industrielle (boulevard Mohamed V) avec une superficie de quarante-huit hectares plus sept hectares d'extension et avec cent-quarante-quatre lots industriels.
  • Zone industrielle Al Boustane II avec une superficie de cent hectares, quatre-vingt-un lots industriels et cent-quarante-sept lots dans la zone d'activité économique.
  • Les locaux professionnels : soixante-cinq lots avec différentes superficies (vingt de moins de 40 m2 ; vingt de moins de 80 m2 ; quinze de moins de 160 m2 et dix de moins de 240 m2), où se sont implantées de nombreuses usines (matériaux de construction avec la cimenterie du groupe suisse Holcim, conserveries, minoterie, laiterie, unités de conditionnement, produits chimiques…).

Secteur tertiaire

Pôle tertiaire, il renferme un équipement commercial grossiste, un appareil administratif étoffé (chef-lieu de wilaya de région, délégations régionales de ministères) et des services rares, en particulier des professions libérales : architectes, médecins spécialistes, notaires, experts-comptables, avocats, bureaux d'études, etc. Dans la nouvelle médina, les commerces d’articles (souk El Fellah) et de Melilla (souk Melilla ou Mlilia) attirent la clientèle locale ainsi que les visiteurs.

/* plusieurs entreprises de vente des marchandises se sont implanté dans la ville. jadis, les gens se rendent au "7anout" ( une petite supérette gérer par des gens particuliers) pour acheter leur besoin quotidien.

liste des nouveaux entreprises:

  • Marjane
  • Carrefour
  • Aswak Assalam
  • Metro*(maintenant est remplacée par la serie des hypermarché economique Atacadao dans tous le maroc non seulement Oujda)

Le nombre élevé d’agences bancaires, plus d’une trentaine, est lié à la fonction de refuge des capitaux des Marocains résidents à l'étranger (MRE) originaires de la ville et de sa région.

  • Agences postales : 16
  • Bureaux de distribution : 13
  • Guichets annexes : 5
  • Commerce
  • Logistique
  • Finance
  • Assurance
  • Tourisme

/*sita el beida est la société actuelle qui s'occupe de la propreté de la ville pour plus d'information voici le lien officiel*/

La capitale de l'Oriental, chef-lieu d'une région, disposant d'un certain nombre d'atouts naturels, et favorable pour le développement du tourisme, se caractérise par la plage de Saïdia longue de quatorze kilomètres de sable fin et doré. La montagne de Béni-Snassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc.

À six kilomètres d'Oujda, l'oasis de Sidi Yahya englobe un souk les vendredis matin. La capitale du Maroc Oriental située à 450 m d'altitude offre palmiers, eucalyptus, mimosas, lilas, un enchantement pour les sens. La médina demeure strictement traditionnelle.

Aujourd'hui la région est appelée à jouer un rôle important grâce au tourisme notamment avec la création du grand pôle touristique à Saidia plage (57 km au nord d'Oujda), le dédoublement de la voie Oujda Saidia, l'autoroute Oujda Fès , l'extension prévue de l'aéroport d'Oujda-Angad (ajout d'une piste et création d'un pôle arrivée et d'un pôle départ), la construction d'hôtels, la mise à niveau des voies et boulevards de la ville, l'aménagement de la médina, etc.

Saïdia est un grand espace touristique aux portes de l'Europe, située à 60 km au nord de la ville d’Oujda, disposant d’une belle plage de sable fin de 14 km.

Un festival de la musique gharnatie et des arts populaires y est organisé en juillet et août de chaque année.

Dans le cadre du plan Azur que le gouvernement marocain a mis en place pour développer l'activité touristique du pays sous l'appellation « vision 2010 », un appel d'offre international a été lancé par le gouvernement du Maroc auquel ont pris part treize sociétés et qui a été remporté par le groupe FADESA, un des principaux groupes immobiliers d'Espagne.

Pas très loin de la médina, s'étend le parc Lalla Aïcha sur une superficie de deux hectares environ. Créé en 1935, il constitue un lieu de détente pour les habitants d'Oujda.

  • L'oasis de Sidi Yahya se situe à six kilomètres seulement du centre ville d'Oujda. C’est un lieu de rencontre de plusieurs ethnies et diverses religions. Il abrite le mausolée du saint patron de la ville Sidi Yahya Benyounes ainsi que les tombes de plusieurs saints.
  • Parc Sidi Mâafa, faisant partie de la forêt Jbel Hamra, ce parc est un véritable poumon de la ville, situé à 5 kilomètres du centre ville, où l'on peut escalader le Jbel hamra. Le lieu offre une vue panoramique sur la ville et ses alentours. Des travaux concernant l'amélioration des voies et chemins de ce parc ont commencé fin 2006. Ce parc a été inauguré e 7 avril 2007.
  • Tafoughalt, située à 25 km au sud-ouest de la ville minière de Jérada, ce petit village mérite déjà le nom d'oasis grâce à la verdure de ses beaux jardins contrastant avec la steppe des alentours. Les cascades, les gorges et les sources de l'oued Za, principal affluent de la Melwiya, offrent un charme particulier au visiteur.
  • Tafoughalt ou Taforalt (en tamazight ⵜⴰⴼⵓⵖⴰⵍⵜ), au Maroc, est un petit village dans la région du Rif oriental, appartenant aux amazighs de Ayt Iznassen, qui se situe dans des montagnes qui culminent à 1 500 mètres d'altitude. Elle regroupe plusieurs commerces où les personnes habitant dans les montagnes viennent généralement s'approvisionner. Avec ses cascades (zegzel) et ses plantations de chanvre, c'est aussi un lieu touristique en cours de développement.

La Wilaya d'Oujda dispose de plusieurs sources d'intérêt remarquable. Elles sont surtout appréciées par les caractéristiques de leurs eaux:

  • La source de Benkachour
  • Source d'Al Aagreb (Sidi Chafi): à 12 km à l'Ouest de Taourirt elle est également connue chez les patients souffrant des maladies de la peau et des rhumatismes.
  • Source de Fezouane : elle est située au piémont nord des Béni Snassen à proximité de la route reliant Ahfir à Berkane. Elle est réputée par l'efficacité de ses eaux dans le traitement des maladies du foie et des rein
  • Les eaux de la source de Zaouiat Sidi Hamza, près de Jérada ont des effets positifs sur les malades souffrant de rhumatismes.

Transports et infrastructure

Transport ferroviaire

locomotive diesel - Oujda
locomotive diesel

Oujda est reliée par chemin de fer (ONCF) vers l'ouest à Fès, Rabat, Casablanca, et vers le sud à Bouarfa. Il y avait un chemin de fer vers l'est et l'Algérie, mais la ligne est fermée depuis 1994 ; cette voie ferrée avait été construite lors des travaux du Chemin de fer transsaharien.

/* le train en provenance d'Oujda et a destination a Fes marche avec du diesel ( c'est pourquoi le train prend beaucoup de temps pour arriver a Fès ) alors arrivant a Fès la voie ferroviaire est munie des poteaux électriques qui alimentent le train pour rouler.*/

Transport routier

La gare routière est à côté de la place 3 Mars, sud-ouest de la Gare ONCF. Elle est desservie par une société de transport nationale et internationale (Compagnie de transport marocaine, ou CTM) et deux autres pour les routes d'Oujda (Chark et Nour).

La ville est desservie à l’Ouest depuis juillet 2011 par l'autoroute A 2 ou autoroute de l'Oriental de 321 km qui la relie à Fès ; au Nord, par la voie rapide N 2 vers Nador et Tanger ; à l’Est, la Transmaghrébine n’est qu’à 15 km mais la frontière entre l'Algérie et le Maroc demeure fermée depuis 1994.

Il existe des taxis rouges pour circuler à Oujda et des bus sont à la disposition des oujdi. Des bus de couleur blanche sont disponibles pour des plus longs trajets (ex: la ligne Oujda Saidia).

Mercedes 240 Taxi ( lagrima) - Oujda
Mercedes 240 Taxi ( lagrima)

Il existe aussi de grands taxis Mercedes blancs appelés (Lagrima) qui permettent de quitter la ville pour toute autre destination du pays, mais certains taxis blancs effectuent des va-et-vient sur un seul et même trajet : pour deux dirhams cinquante le voyage, il vous prend d'un quartier et vous dépose en centre-ville, chaque quartier possède sa station de taxis directs qui mènent tous à un point précis, le centre, et ramènent à un autre point précis, le quartier d'où ils sont partis au départ. Ces taxis ne démarrent pas tant qu'ils ne sont pas complets : quatre passagers à l'arrière et deux passagers à l'avant qui se partagent le siège passager.

Transport aérien

La ville possède un aéroport international certifié ISO 9001/2000 (2007) Aéroport International Oujda - Angads situé au nord, à 10 km de la ville qui relie Oujda à plusieurs villes du Maroc et d'Europe occidentale. Cet aéroport est agrandi par un nouveau terminal qui accueille jusqu'à deux millions de passagers annuellement et il est opérationnel depuis 2010.

Transport urbain

La ville possède plusieurs lignes de bus (Chark Bus jaunes et Nour Bus bleus)/*"auparavant était SATO"*/ reliant tous les points de la ville ainsi que quelques villages aux alentours, ainsi que des taxis de couleur rouge.

La plupart des gens et surtout /* les jeunes*/ tendent de circuler avec des motos et la marque "Peugeot" est la plus répandue en ce qui concerne les motos

Divers

Oujda, Bd Mohamed V - Oujda
Oujda, Bd Mohamed V

La Technopole d'Oujda dont la construction commence en décembre 2010 et dont la première tranche sera livrée début 2013 (voir article technopole d'Oujda), est un grand projet qui s'inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale du plan 'Émergence' Med-Est prévoyant un parc industriel pour les PME/PMI, un cleantech réservé aux énergies renouvelables, un offshore park et un retail park pour le activités commerciales.

L'Oujda Urba Pôle est le futur centre résidentiel, de shopping et d'affaires qui va métamorphoser le centre ville d'Oujda. Ce projet d'envergure est prévu sur quatre phases qui abriteront une nouvelle gare adossée à un grand centre commercial, des quartiers résidentiels haut standing, deux ponts sur la rive de l'oued Nachef, deux hôtels 5 et 4 étoiles ainsi que d'autres équipements prévus pour un coût total de 2,5 Milliards de dirhams (soit à peu près 221 millions d'euros).

Traditions

La ville d'Oujda est l'une des villes du Maroc où les traditions sont les plus ancrées du fait de son histoire et de sa population conservatrice. Cependant, elle est ouverte à d'autres cultures.

Fêtes

  • Yennayer

La fête berbère de Yennayer est une célébration qui relève du calendrier julien. Ennaîr(en dialecte local) serait l'équivalent du Ianuarius romain(janvier). En milieu rural, les agriculteurs ne manquent jamais de célébrer Ennaîr dans la nuit du 13 au 14 janvier. À cette occasion, les femmes préparent pour le dîner une rfissa à la dinde ou au poulet beldi. Plusieurs coutumes se rattachent à cette célébration. Ainsi, à Oujda, le chef de famille se rend au souk, il achète un couffin neuf(gouffa) et s'approvisionne en fruits secs(amandes, dattes, figues sèches) généralement à Bab Sidi Abdelwahab où toute une rangée adossée à la muraille est spécialisée dans la vente des fruits secs. Le soir d'Ennaîr la maîtresse de maison confectionne un pain pour chaque membre de la famille; elle introduit en son centre, un œuf avant de le mettre au four symbolisant la fécondité. Le dîner se compose de barkoukech, variété de couscous aux gros grains dans lequel la grand-mère introduit un noyau de datte. Cette tradition veut que celui qui le trouve aura de la chance tout au long de l'année. Ensuite elle distribue à tous les membres de la famille des petits sacs en tissus, sorte de bourses(ceux-ci étant déjà servi dans les célébrations précédentes avec quelquefois les noms de chaque membre de la famille écrits dessus); tous les fruits secs; et parfois des friandises, sont versés dans une grande bassine en terre cuite ou en aluminium, on mélange le tout et à l'aide d'un bol, la maîtresse de maison commence le partage et chacun tend son sac. La dégustation de ces fruits secs dure plusieurs jours.

Lors de cette fête, il est de coutume d'acheter de nouveaux accessoires, de nouvelles assiettes de nouveaux couverts, de nouveaux habits pour tous les membres de la famille; c'est le commencement d'une année, donc "tout" est neuf.

  • Thara :

C'est la fête de la circoncision ou khatan des jeunes enfants, généralement entre la naissance et trois ans et demi. L'enfant porte une qachaba ou 3baya, genre de soutane blanche ; le "Hajjam", à l'époque "chirurgien" de circonstance (de nos jours la circoncision se fait par un chirurgien à l'hôpital), exécute la circoncision de l'enfant à qui on donne un œuf dur à la main, symbole de fertilité. La douleur est vite atténuée par les youyous des femmes, l'enfant est alors mis dans une chambre où il reçoit la visite de tous les proches. Des cadeaux sont alors donnés à l'enfant pour… oublier.

  • Arsse :

Mariage qui dure quatre jours selon la tradition. Il y a le "dfou3", la famille du mari envoie des cadeaux à la mariée ainsi que des moutons et toutes les fournitures qui serviront à la préparation du repas de fête. Ensuite il y a "lhenna" (jour de henné) où la mariée est prise en main par les jeunes filles de sa famille pour un entretien complet : après-midi au hammam ; passage chez la coiffeuse, l'esthéticienne... Le soir pendant l'arrivée des invités, elle se fait tatouer les mains de fins tatouages au henné ; lors de cette soirée, elle porte une robe blanche brodée au fil vert ou bien une robe en velours noir, bleu ou rouge brodée de fil doré. Lors de la troisième soirée, le jour du 3arss, le marié vient accompagné de sa famille, ils partagent du lait et des dattes. La mariée doit défiler avec sept robes traditionnelles conçues spécialement pour cet évènement. À la fin de cette soirée, le marié emporte sa femme avec lui à la maison, ils forment désormais un couple. Le dernier jour correspond au "hzam", déjeuner organisé et apporté par la mère de la mariée pour célébrer les noces qui se terminent par un après-midi convivial où la famille de la jeune mariée la rejoint dans son nouvel appartement, et pendant lequel, on demande à un enfant de lui mettre une ceinture autour de la taille pour marquer le passage du statut de jeune fille à celui de jeune femme. En récompense, la mariée offre de l'argent (un billet) à l'enfant.

  • /* Festival du cheval ( Tbourida) */

Folklore

Articles détaillés : Musique marocaine, Fantasia (Maghreb) et Reggada.
  • Fantasia :

La fantasia est un spectacle équestre où les cavaliers montrent leur habilité à manier les chevaux et les armes. Les cavaliers doivent à la fin de la course tirer de manière synchronisée un coup de feu appelé baroud.

Autrefois, les guerriers dansaient en signe de victoire sur l'ennemi, d'où l'usage du fusil, les frappes incessantes de pieds au sol qui se font au rythme de la musique et plusieurs fois au cours de la danse, les guerriers se baissent pour attraper de la terre et la sentir, symbolisant l'appartenance à la terre.

Ce style n'est pas le seul dans cette région, il y a le zamer (flûte).

  • Musical et rythmique :

Autrefois fortement rythmé par le bendir (espèce de tambourin) et le zamer, sorte de flûte à deux cornes, ce style musical intègre le patrimoine folklorique marocain qui a été modernisé par le mélange d'instruments modernes comme la batterie, guitares, basse, violon, synthétiseurs incorporant les instruments traditionnels.

C’est à partir de la rythmique 4/4 et 6/8 que cette musique est travaillée afin de perpétuer la musique ancestrale. La musique de fond est à 4 temps, mais les arrangements sont puisés de différentes mélodies se rapportant à ce qui se fait partout dans le monde. Les sons propulsent les airs locaux vers l’universalité.

Le reggada et l'allaoui font partie intégrante d’un patrimoine local à préserver, l’art Aarfa, après une longue léthargie et son confinement local, se réveille pour se répandre au niveau national et international. Plusieurs structures musicales au-delà et au sein même du Maroc s’y inspirent.

Proverbes oujdis

  • On n'achète pas les légumes avec des paroles (Lhdra Ma Tchri Khodra) : les paroles c'est du vent.
  • Chaque brebis est suspendue par sa patte (Koul Me3za T3lég men Kra3ha) : chacun est seul responsable de ses actes.
  • Celui qui creuse un trou y tombe(li 7far 7afra l5ouh tah fiha) : celui qui complote ou veut porter préjudice à autrui, subit toujours des revers ou est victime de ses propres méfaits.
  • Les gouttes de pluie font la rivière(gatra b gatra ya7mal lwad) : il faut être patient dans la vie.
  • Ce qu'on a gagné pendant la journée a été perdu la nuit(talab yatlab w mratou tsada9) : il faut savoir dépenser son argent utilement.
  • Ô mariée ! Qui t'as trouvé belle ? - Ma mère et ma tante en face : (Chkoune chokrak a laarouss ? - Mma w khalti lli gbalti) = Les proches sont des faux témoins.
  • Ma princesse est belle et elle l'est encore plus après son Hammam !! ("Lala zina ou zadha nour el hamam ") : C'est mauvais et c'est devenu encore pire !!

Le dialecte oujdi

Le dialecte oujdi est particulièrement proche des dialectes marocains parlés dans l'Est du Maroc.

Les principales caractéristiques du parler oujdi qui le différencient des autres parlers marocains sont :

  • l'absence du préfixe verbal "ka" à l'inaccompli : on dira donc "nakoul" (je mange) au lieu de "kanakoul" ;
  • la distinction faite entre la 2e personne du masculin et celle du féminin, à l'accompli "dert" (tu as fait - masculin) et "derti" (tu as fait - féminin) ;*
  • un lexique propre à la région, mais qui grâce à l'ouverture vers le reste du royaume connait une uniformisation très significative.
  • Wachta, wasmou, wassem : quoi, Dorwek : maintenant , bella3 : fermer, zroudiya : carotte, arwah : viens (mot berbère), Wah : oui, Zallamete : allumettes, edda3wa : le climat, dabza : bagarre, tingraphe : poteau électrique, reyede, ryah : arreter, fawate l'examen : passer l'examen, chi tafa : une taf de cigarette ou .. chira/ h'chiche : cannabis, Fret : échappe toi, Chikoula : Chocolat.
  • les personnes âgées et les Oujdis issus des Tribus Mhaya et El Angad ont tendance a prononcer les interdentales. Exemples : thlatha, « trois » ; nedharbek, « je te frappe » ; hadhi, « celle-ci ». Les autres Oujdis (la majorité) disent tlata, nedarbek et hadi, comme dans le reste du Maroc.

Légendes populaires

Personnages et héros des contes et histoires :

  • Lounja c'est un mythe d'une femme au cheveux très longs
  • Majtitte
  • Aicha Kandicha
  • rqueia Mimmiss
  • Kabrane l'Mouta c'est un surnom d'un ouvrier qui creusait les tombes à oujda le dit: Zayed.
  • Baâ (Sidi Yahya)ou Ba3: c'est un personnage des années 1960 il perturbait le silence de l'oasis par un cri proche du bêlement d'où ce surnom.
  • Idrissi Zerguit (Mly-Driss)
  • Sidi Yahya Benyounes, le saint patron de la ville

Point de rencontre de diverses civilisations, cette oasis abrite également les mausolées de plusieurs saints dont le plus vénéré est celui de Sidi Yahya Benyounès. Pour certains chrétiens, il s'agit de Saint Jean, fils de Jonas contemporain de Jésus[réf. nécessaire]. Pour les Juifs c'est un rabbi castillan installé à Oujda en 1391.

Les croyances populaires lui attribuent une baraka provenant d'une longue vie de quatre-vingts ans passés dans l'adoration de Dieu.

Culture

Éducation

La ville d'Oujda dispose de l’université Mohammed premier (l’UMP) qui a été créée en 1978. Elle comporte six établissements d’enseignement supérieur (quatre facultés et trois écoles plus le centre pédagogique régional pour la formation des professeurs du premier cycle (CPR) :

  • Institut de formation des techniciens en architecture et urbanisme (I.F.T.A.U)
  • École française des affaires (E.F.A)
  • Classes préparatoires aux Grandes Écoles (Lycée Omar Ibn Abdeaziz)
  • Lycée Technique (L.T.O)(Génie Mécanique, Génie Électrique, Économie..)(Ancien Lycée Garçon et souvent appelé Lycée Omar)
  • Lycée Maghreb Arabe Tecnique (BTS et autres disciplines)
  • Institut spécialisé de technologie appliquée - Lazaret
  • Institut spécialisé de technologie appliquée - Sidi Mâafa
  • Institut spécialisé de technologie appliquée - El Aounia
  • Institut spécialisé de technologie appliquée - Hay Assalam

La ville d'Oujda compte plusieurs écoles privées d'enseignement primaire et secondaire. Ainsi qu'une école qui dispense un enseignement Français (Groupe Al-Badil)

la ville D'Oujda abrite aussi plusieurs lycées et collèges qui datent depuis la colonisation française. Lycées:

  • lycée Abdelmoumen
  • ziri ibn attia
  • Lycée Omar Ibn Abdelaziz
  • Lycée Technique Maghreb Arabe
  • lycée abdellah guennoun
  • Lycee Kadi Ibn Al Arabi
  • Lycee Isly
  • Lycee Othmane Jorio
  • Lycee Ibn Khaldoune
  • Lycee Essalam
  • Lycee Descartes
  • Lycee Charif Al Idrissi
  • Lycée Zineb Nafzaouia /* (autrement dit lycée de jeune fille )*/
  • lycée la princesse lalla asmae (le plus grand lycée de oujda )
  • lycée Mohammed 6 (récemment transformé en lycée apres etant un college)
  • lycée abid el jabiri
  • lycée technique mehdi ben bark (ancien lycée Omar thechnique )
  • lycée al massira al khadra (recemment transformé en lycée apres etant un college )

L’institut français de l’Oriental à Oujda

Le site de l’Institut français du Maroc à Oujda est un des 11 établissements composant le réseau culturel de l’Ambassade de France dans le Royaume. Il est situé dans la capitale de l’Oriental, région qui s’étend sur 83 000 km2 en partageant une frontière avec l’Algérie de quelque 600 km et aussi avec l’Espagne – enclave de Melilla sur la Méditerranée. Cet établissement existe depuis 1995 et il a intégré, avec le Service de coopération et d’Action Culturelle dont il relevait, l’Institut français du Maroc au 1er janvier 2012. Il assume les fonctions classiques d’un centre culturel en les adaptant aux conditions locales d’infrastructures et de publics. Dans le cadre de ses actions artistiques, priorité est donnée aux résidences formation, notamment dans le domaine des arts visuels, du théâtre et de la musique. En coopération culturelle, l’accent est mis sur la promotion de la culture scientifique et technique. Dans le domaine linguistique, l’Institut dispense des cours de langue (5000 apprenants, 85 professeurs) selon le cadre européen commun de référence sur 3 sites (Oujda, Nador et Berkane). Par ailleurs, il s’est engagé dans une expérience d’enseignement à distance et accueille, par délégation de service, les activités de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) dans l’annexe de l’ancien consulat de France. L’Institut dispose d’une médiathèque tout public (2700 adhérents) comprenant plus de 17 000 documents sur tout type de support existant, ainsi que d’un centre de ressources multimedia avec une salle informatique utilisant des logiciels libres. Elle dispose aussi d’une section jeunesse, d’une section adolescent/adulte et propose toute l’année des animations tout public. En tant que relais de coopération, il accompagne les projets franco-marocains qui concernent la région. Il contribue à l’animation du réseau des coopérations décentralisées (Région Champagne-Ardenne, départements de Seine-Saint-Denis et de l’Isère, villes de Lille, Aix-en Provence et Grenoble), notamment en organisant des réunions thématiques. Sur le plan événementiel, l’Institut organise « La Traversée de l’Oriental », festival randonneur annuel, et propose des rencontres pluri-disciplinaires, notamment celles consacrées à l’information scientifique et au tourisme solidaire. Il participe aux festivals des cultures oasiennes de Figuig ainsi qu’à ceux des Hauts Plateaux ou de Nador. Il édite des Cahiers de création littéraire et coordonne des éditions de livres avec l’Agence de Développement de l’Oriental. L’Institut a signé des conventions-cadre avec l’Université Mohammed Premier (33 000 étudiants), l’Académie Régionale d’Éducation et de Formation de la région de l’Oriental (AREFO), l’Association Marocaine des Enseignants de Français (AMEF), l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT), l’Association Nature et Patrimoine (ANAP) et diverses associations œuvrant dans l’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain). Sa vocation, tant au plan de la diffusion culturelle que de la formation, est régionale et concerne les 7 provinces de l’Oriental.

La Mission Française IBN KHALDOUN (A.F.M.I.K)

C'est un établissement dédié a langue française et notamment pour les gens qui veulent améliorer leur français. dans cet institut on peut prendre des cours accéléré de français en été comme en hiver, on peut assister a des séances de théâtre présenté par des élèves de l'institut même et a pour but d'appliquer de ce qu'on a appris a l'insitut et il y a même des voyages organise pour explorer l’étranger.

Le théâtre "Mohammed VI" d'Oujda.

Espace à vocation socioculturelle par excellence, le nouveau théâtre, que le Souverain a bien voulu baptiser de son auguste nom, ne manquera pas d'améliorer l'accès de la population locale aux structures d'animation culturelle et artistique, avec tout ce qui en découle en termes de développement du potentiel intellectuel et des capacités créatives.

D'un investissement global de 80 millions de dirhams, ce projet, qui s'étend sur une surface totale de 6 500 m2, dont 4 900 m2 couverts, vise à doter la ville d'Oujda, et la région de l'Oriental dans son ensemble, d'un pôle dédié à l'animation artistique et aux loisirs, à même d'accueillir les grandes manifestations culturelles nationales et internationales et de favoriser l'émergence des talents, notamment parmi les jeunes.

Répondant aux normes internationales en la matière, le théâtre «Mohammed VI» d'Oujda a été édifié, à la place «3 Mars» dans le cadre du programme de mise à niveau urbaine de la ville (volet relatif au renforcement des structures culturelles et sportives). Il est doté d'une salle de spectacles d'une capacité d'accueil de 1.200 places, de coulisses adaptables, de salles pour artistes, de huit ateliers, d'un espace pour invités d'honneur et de toutes les dépendances requises pour ce type d'édifice.

Fruit d'un partenariat entre les ministères de l'Intérieur et de la Culture, le Conseil municipal et le Groupe Al-Omrane, ce projet culturel s'inscrit dans la droite ligne des objectifs de l'Initiative royale pour le développement de la région de l'Oriental qui se propose de doter cette région d'équipements de base nécessaires et de conforter la ville séculaire d'Oujda dans le rôle pionnier qui est le sien en tant que capitale de la région.

Cinéma

Article détaillé : Cinéma marocain.
  • Oujda a organisé en 2005 le 1er Festival du film marocain.

Musique

Articles détaillés : Musique marocaine et Musique arabo-andalouse.

El gharnati

À travers l'Islam, le Maroc a reçu de l'Orient un important patrimoine artistique. Il a été par la suite réceptacle de la culture andalouse. L'origine de la musique Gharnati remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane (1232-1492). L'époque de la dynastie Beni al Ahmar à Grenade.[réf. nécessaire]

De nos jours, une partie de la tradition musicale de cet héritage précieux apparaît dans les pays du Maghreb sous le nom de ala, gharnati, malouf et récemment musique andalouse. Cordoue, Séville, Grenade ont collaboré au rayonnement de la langue, de la poésie et la musique andalouse.

À Oujda la musique andalouse règne en maitre dans toutes les cérémonies, mariage, veillées intimes, etc. Malgré les pièces instrumentales utilisées c'est le chant qui prédomine, il se scinde en deux catégories :

  • le chant mélismatique au rythme libre improvisé par une voix solo soutenue par un instrument ;
  • le chant syllabique, dont la mélodie fixée d'avance est scandée sur rythme déterminé, exécuté en général par un groupe de voix à l'unisson enrichi parfois par quelques ornements vocaux effectués par l'un des membres du groupe.

Le premier musicien à introduire la musique Gharnati au Maroc oriental dans les années 1940 était Mohammed Salah Chaabane connu sous le nom Cheikh Salah. Ses fils Mohammed et Nasreddine Chaabane ont poursuivi sa tradition, après sa mort en 1973. Certains anciens élèves de Mohammed Chaabane sont devenus des maitres et des dirigeons d’orchestres.

À Oujda le groupe le plus célèbre de musique gharnatie est l'Association Al Moussilia, dirigée par Ahmed Thanthaoui. Le groupe est constitué d'environ seize membres parmi lesquels des instrumentistes et chanteurs (garçons et filles) ; il se dédie essentiellement à la recherche, à la conservation et à la diffusion du riche patrimoine musical qui subsiste au Maroc. La musique gharnatie, dénomination sous laquelle on connaît au Maroc la musique provenant d'Al Andalous, forme la base principale de son répertoire qui inclut en outre d'autres formes musicales marocaines et arabes. Ce groupe a participé dans divers manifestations et festivals nationaux et internationaux en Europe et dans le monde arabe.

Allaoui

L'a'laoui est une danse traditionnelle guerrière à plusieurs variantes. On la trouve à Oujda et dans l'Oriental (jusqu'à Wad Amlil, 50 km à l'Est de Fès, début du Maroc oriental culturel et géographique : Taza, Taourirt, Guercif, Nador, Berkane, Hoceima, Oujda), et en Algérie dans l'Oranais, à Oran, Tlemcen, Nedroma, Maghnia, Ghazaouet.

Article détaillé : Allaoui.

Raï

Né de l'autre côté de la frontière algérienne, plus précisément à Oran, le raï s'est modernisé en faisant appel aux instruments modernes électriques et électroniques. Il chante l'amour et les difficultés sociales. Ce genre nouveau a tout naturellement trouvé public d'abord dans la région du raî ancien, qui est le raî gasba.

Reggada

Le reggada, style musical typique du Rif oriental (Nador, Berkane, Kebdana, Driouch, Hoceima), originaire de la danse imedyazen/aarfa, danse guerrière des Riyafa.

Sport

Salle omnisports - Oujda
Salle omnisports

Oujda possède les associations sportives suivantes :

L'infrastructure sportive à Oujda est constituée d'un stade municipal, une enceinte olympique, le Stade d'honneur d'Oujda (20 000 places) construit en 1976, le complexe sportif 'Rock' comportant notamment un stade de rugby, un complexe de tennis au sein du parc Lala Aicha, un terrain de golf et deux salles omnisports.

Gastronomie

Article détaillé : Cuisine d'Oujda.

La gastronomie de la ville d'Oujda est le fruit d'un mélange multi-ethnique, cette cuisine est principalement issus de la cuisine berbère, andalouse et d'une influence imposante[7] de la cuisine algérienne. Comme dans toutes les villes marocaines, la cuisine d'Oujda comprend des spécialité telles que la pastilla qui est un farci composé d'une succession de feuille brick, la harira étant une soupe au levain ayant la particularité d'être assaisonné de carvi à Oujda ou encore le couscous. De plus, cette cuisine comprend plusieurs plats et pâtisserie d'origine algérienne comme la bakbouka à base d'abat en sauce, la karan qui est un flan à la farine de pois-chiche parfumé au cumin, la douida qui est une pâte alimentaire traditionnelle proche des vermicelles, al khoubiz plat à base de blettes et d'ail, la tchicha be zaatar : soupe de campagne algérienne au thym sauvage et aux épices, la tchichat mermez  : orge vert préparée sous forme de couscous, ou arrosée de lben (babeurre). Ce terme est utilisé dans l'Oriental marocain, en Algérie et en Tunisie. Cependant la tchichat mermez est originaire de la ville de Biskra, la brania : plat à base de viande, de pois chiches et d'aubergines frites originaire de la ville de Tlemcen, la sfirya : plat à base de viande et de losanges d'amandes cuits au four originaire. Ce plat est originaire de la ville d'Alger(sfiria)[8],[9] préparait dans un certain temps par les pauvres puis devient un met royal consommé par la haute noblesse des tribus d'Alger[10] ainsi que les pâtisseries comme le makrout, la zlabia, le kaâk...

Artisanat

Tenues traditionnelles

Bien que la mode de la takchita a atteint la ville de Oujda, les tenues traditionnelles sont toujours conservées et sont pour leur totalité d'origines algériennes[11][12]. Parmi ces tenues, nous retrouvons la gandoura[13](robe), le seroual[13](pantalon) et la rezza[13](turban) pour les éléments vestimentaires masculins et pour les éléments vestimentaires féminins on retrouve le caftan[13] de Tlemcen, le karakou [13] de Tlemcen se distinguant de celui d’Alger par la présence de jupe en velours à la place du pantalon, le haïk [13] de Tlemcen ne laissant qu'une seule ouverture au nivaux de l’œil, la gandoura de Constantine brodé au fil d'or sur velours, le mandil [13] originaire d'Alger correspondant à un long foulard brodé se portant avec le karakou et la chéchia [13] de Tlemcen en forme de cône brodé au fil d'or. Cependant, la robe principale restant très prisée par les femmes d'Oujda est la blouza, une robe originaire de Tlemcen qui s'est enrichi avec les couturiers de la ville d'Oran. La tenue traditionnelle d'Oujda est également el rda originaire de la ville de Tlemcen qui consiste à un tissus léger et transparent à base de motifs florales. Ces tenues sont principalement portées à l'occasion d'un mariage.

Quant aux vêtements quotidiens, il y a la gandoura féminine, robe décorée de motifs simples porté dans les maisons et la jellaba à capuche d’origine masculine mais aussi portée par les femmes qui en ont fait un vêtement féminin.

De nos jours les hommes portent de moins en moins ces costumes traditionnels au dépit du jean's, sweat, baskets... Mais on retrouve ces vêtements lors de la célébration de fêtes de famille (mariages, circoncisions, baptêmes...) ou de fêtes religieuses (au cours du ramadan pour aller à la mosquée, le 27e jour du ramadan). La coiffe traditionnelle de toute la reste le turban de blanc ou jaune. On peut encore le voir dans la ville d'Oujda lors des fantasias ou dans les danses traditionnelles guerrières.

Divers

Surnoms

  • Phoenix city : durant son histoire, Oujda a été détruite une dizaine de fois, malgré cela, cette ville a su renaître de ses cendres, à chaque fois comme un phénix.
  • Oujda l'acclimatante : (Wajda Walaffa), les visiteurs se sentent bien à Oujda, grâce à son climat, l'accueil de ses habitants et la richesse de ses traditions, et beaucoup d'entre eux décident de s'y installer.
  • La ville des champions  : une dizaine de champions du monde et une cinquantaine de champions du Maroc et d'Afrique sont originaires de cette ville, notamment, Badr Hari, deux fois champion du monde en kick boxing japonais, Chouaref, neuf fois champion du monde de kick boxing, Mekkaoui Benyounes champion du Maroc à plusieurs reprises et d'Afrique en Boxe; Rifai Houssaine, une fois champion du Maroc en kick boxing et rugby; Benazzi Abdelatif, vice-champion du monde de rugby avec l'équipe de France; Belgaid, double champion du monde de Judo ; .Zoubayr Balil 4 fois champion junior du Maroc de fullcontact, Amir Boutayeb champion junior du Maroc de Saut en Hauteur et 4x60 m Relais; Rida Bel lahsen champion du monde de karaté et champion d'Europe de karaté avec l'équipe de France catégorie -70 kg.

(Source, Au Maroc le Sport)

  • /* Oujda la douloureuse (waj3a): elle est surnomme comme ça a cause de son rude climat sec qui est très froid en hiver et très chaud en été.*/

Personnalités

Article détaillé : Liste des personnalités d'Oujda.

Les hammams

La ville d'Oujda compte plusieurs hammams qui la plupart d'eux sont actuellement ferme mais le plus populaire de toute la ville et qui est actif c'est hammam Ben Kachour, parce que ce hammam est d'une particularité unique.Sa source d'eau st d'origine artésienne profonde comme en témoigne la température des eaux fortement minéralisées: plus de 50 °C. Ses caractéristiques recherchées pour les maladies dermiques et rhumatismales ont permis la construction d'une véritable station moderne de cure thermale.

Les Mosquées (جامعة en arabe)

la ville d'Oujda est un carrefour des mosquées c'est la ville qui compte le plus des mosquées en comparaison de toute les villes du royaume

Villes jumelées

Galerie

Vues panoramique sur l'Est de Oujda depuis le haut de la foret Jbel Hamra. - Oujda
Vues panoramique sur l'Est de Oujda depuis le haut de la foret Jbel Hamra.
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Notes et références

  1. [PDF] Haut-commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc (lire en ligne), p. 53 (commune urbaine Oujda)
  2. « Maroc : géographie, population villes, climat, pib pnb, devise, drapeau, économie, tourisme », sur www.studentsoftheworld.info
  3. Site officiel de l'université d'Oujda
  4. a, b et c Maroc, Paris, Hachette, coll. « Guide bleu »,‎ 1920, ?[réf. incomplète]
  5. « Oujda cité millénaire 994-1994 », Brochure de l'association Angad el Maghrib ach-Charqi,‎ 1994
  6. Ali Kharroubi, « Centenaire de l'école Sidi Ziane », Aujourd'hui le Maroc, Casablanca,‎ 13 avril 2007 (lire en ligne)
  7. Abdelkader Retnani, Oujda Annees 20, Oujda, Eddif (lire en ligne)
  8. http://books.google.fr/books?id=K95EAAAAYAAJ&pg=PA80&dq=sfiria&hl=fr&sa=X&ei=UvPNUq-3NKS50QXBkICgBA&ved=0CEYQ6AEwAw#v=onepage&q=sfiria&f=false
  9. http://books.google.fr/books?id=a0NlrExdkgEC&pg=PA140&dq=sfiria&hl=fr&sa=X&ei=UvPNUq-3NKS50QXBkICgBA&ved=0CEwQ6AEwBA#v=onepage&q=sfiria&f=false
  10. http://books.google.fr/books?id=j_UIAAAAIAAJ&pg=PA355&dq=sfiria&hl=fr&sa=X&ei=zfPNUtDLNoW-0QXs2ICwDg&ved=0CGMQ6AEwCA#v=onepage&q=sfiria&f=false
  11. Dominique Guillaud, Maorie Seysset et Annie Walter, Le voyage inachevé : à Joël Bonnemaison, Oujda, IRD Editions,‎ 1998, 170 p. (ISBN 2709914247, lire en ligne)
  12. Abdelkader Retnani, Oujda Annees 20, Oujda, Eddif, 32 p. (lire en ligne)
  13. a, b, c, d, e, f, g et h Abdelkader GUITOUNI, OUJDA DU XXè AU XXIè SIECLE : DE LA VILLE-OASIS, Oujda,‎ 2012, 5 p. (lire en ligne)
  14. « France-Diplomatie - Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures » (consulté le 3 décembre 2013).

Voir aussi

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Bibliographie

  • Livres
    • "oujda et la province" ou "Oujda et l'amalat" , de Louis Voinot-écrit en1912-

Colonel. - Écrivain militaire, géographe, et historien, spécialiste du Maroc

    • Oujda, une ville frontière du Maroc, de Yvette Katan
    • Oujda, de François Martinez
    • Adieu Oujda ma bien aimée, de Abderrahmane Zenati
    • Oujda porte du Maroc Mille ans d’Histoire. Mohamed El jerroudi, La croisée des chemins , 2007.
    • Autres œuvres de Sahbi Baba
  • Films
    • Retour à Oujda, documentaire français, réalisé par Charlotte Szlovak, produit par Atria Films

Articles connexes

Lien externe

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