.
Want Wikipedia to look like this?   
Click here to upgrade your Wikipedia experience
Marcheprime | QuickiWiki

Marcheprime

  FR

Overview

Marcheprime

Mairie de Marcheprime
Blason de Marcheprime
Blason
Marcheprime
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Audenge
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord Atlantique
Maire
Mandat
Serge Baudy
2014-2020
Code postal 33380
Code commune 33555
Démographie
Gentilé Marcheprimais
Population
municipale
4 462 hab. (2011)
Densité 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 36″ N 0° 51′ 13″ O / 44.6933333333, -0.85361111111144° 41′ 36″ Nord 0° 51′ 13″ Ouest / 44.6933333333, -0.853611111111  
Altitude Min. 34 m – Max. 62 m
Superficie 24,56 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marcheprime

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marcheprime
Liens
Site web ville-marcheprime.fr/


Géographie

Situation

Marcheprime est située dans Forêt des Landes à mi-chemin entre la capitale régionale (Bordeaux, 28 km) et le bassin d’Arcachon (Arcachon, 32 km), elle fait partie de l'aire urbaine de Bordeaux.

Elle est l’une des 41 communes membres du Parc naturel régional des Landes de Gascogne et fait partie du Pays de Buch.

La proximité du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) avec la mise en chantier du laser Mégajoule (LMJ) contribue à dynamiser le développement économique et démographique du territoire.

La qualité de l’accueil, les infrastructures commerciales, sportives, culturelles et scolaires contribuent à améliorer le cadre de vie des Marcheprimais.

La commune de Marcheprime est boisée à 88 %, et attachée à son appartenance au Parc naturel régional des Landes de Gascogne et ainsi qu'à la préservation de son environnement forestier.

Outre le bourg, la commune de Marcheprime comprend deux lieux-dits "Biard" et "Croix d'Hins".

Voies de communications

Routes

Gare SNCF

La ville est desservie par deux gares SNCF du réseau TER Aquitaine situées sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Irun :

Transports aériens

Marcheprime est situé à une trentaine de kilomètres de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Piste cyclable

Depuis 2010, une piste cyclable relie Marcheprime à Croix d'Hins.

Histoire

La première trace historique se situe au niveau du lieu dit Croix d’Hins. Une borne en forme de croix située sur l’ancienne voie romaine de Bordeaux - Dax, limitait le territoire entre deux peuplades.

Le bourg

L'essor de Marcheprime date du XIX siècle. Comme les autres communes landaises, l'économie de Marcheprime a d'abord été marquée par le système agro-pastoral, avant l'extension de la forêt à l'ensemble du territoire durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le chemin de fer arrive à Marcheprime en 1841, lors de la construction de la ligne Bordeaux-La Teste. Par le biais de la Compagnie des Chemins de fer du Midi, les frères Péreire prennent à bail la ligne de Bordeaux à La Teste le 27 mars 1852. Ils acquièrent 10 000 Ha de lande et entreprennent de transformer cette zone en forêt de pins. À cette époque, Marcheprime est seulement un lieu-dit rattaché à la commune de Biganos. On n'y trouve que quelques habitations et une auberge en bord de route.

L'économie se tourne alors vers l'exploitation de la gemme et sa distillation. L'usine de Marcheprime distille la résine de pin pour produire de l'essence de térébenthine nommée « La Landaise », dont on peut voir un échantillon au pavillon des Landes de Gascogne de Sabres, faisant partie de l'Écomusée du Parc naturel régional.

En 1862, Emile Péreire fait construire une église (on retrouve les initiales E.P gravées sous la voûte).

En 1863, Marcheprime est alors composé d’une église, d'une école, d'une maison d’instituteur et d'un presbytère.

Emile Péreire demande que le lieu-dit soit érigé en commune, mais ce n'est qu'en 1946 que Marcheprime devient officiellement une commune. Elle est encore la plus jeune commune de Gironde[2].

La commune de Marcheprime est particulièrement touchée lors des Incendie de la forêt des Landes de 1949 . Au total, le feu ravagea 50 000 ha et entraîna le décès de 82 personnes dont 57 civils et 6 sur Marcheprime. Le feu fut stoppé au niveau de Croix d'Hins. Il s'agit toujours du plus grand feu qu'ait connu la commune.

Croix d'Hins

Carte postale de Croix d'Hins. Les photo ont été prises juste avant le décollage du Blériot et après l'accident, le 4 janvier 1910, sur le terrain de Croix d'Hins. - Marcheprime
Carte postale de Croix d'Hins. Les photo ont été prises juste avant le décollage du Blériot et après l'accident, le 4 janvier 1910, sur le terrain de Croix d'Hins.

L'aérodrome

En 1903, à Croix d'Hins, s'installa un aérodrome construit par la société de Louis Blériot et des frères Voisin. Blériot y essaya ses aéroplanes. L'inauguration prévue le 1er décembre 1909 fut annulée et reportée pour cause de mauvais temps. Le 4 janvier 1910, le célèbre aviateur et sculpteur Léon Delagrange[3] y perdit la vie à seulement 37 ans lorsque les ailes de son Blériot 11 se brisèrent lors d'un vol d'entrainement.

Il n'y aura pratiquement plus d'activité sur ce terrain sauf en 1910 où aura lieu le premier meeting aérien de Gironde organisé pas Lesire et Wallon, et en 1914 où l'aérodrome fait partie des escales du premier rallye aérien de Monaco.

Les 1er et 2 février 1911, le Cne Georges Bellenger réalise une mission aérienne à longue distance et relie Vincennes-Maison-Blanche à Croix d'Hins, aux commandes d'un Blériot, en 7h 15 min de vol.

L'aérodrome fut abandonné en 1920 cédant la place à la station Radio Bordeaux Lafayette au profit de l'aérodrome de Mérignac.

La station Radio Bordeaux Lafayette

Article détaillé : Émetteur de Lafayette.

Construite à l'initiative de l'armée américaine en 1918 pour pallier le manque de communication téléphonique entre la France et les États-Unis pendant la Première guerre mondiale, elle ne fut achevée qu'en 1920. En souvenir de l'amitié franco-américaine, la station portera le nom de Radio Bordeaux Lafayette.

Le site de Croix d'Hins proposé par la délégation française est accepté par la commission inter-alliés chargée du dossier car il présente de nombreux avantages :

  • il est loin des zones de combats,
  • il est près du port de Bordeaux et hors d'une zone urbaine (forêt landaise),
  • il peut être raccordé au réseau ferroviaire,
  • il peut être alimenté en courant depuis les barrages hydroélectriques sur la Dordogne et en particulier le barrage de Tuilière en amont de Bergerac.

La première transmission officielle a eu lieu le 21 août 1920.

Les télécommunications se font à l'aide de huit pylônes de 250 m de haut supportant une antenne en nappe d'une largeur de 400 m sur 1 200 m de longueur.

Couvrant une surface de 486 hectares la station est occupée par les allemands pendant la 2nd Guerre Mondiale. La Kriegsmarine l'exploite pour communiquer avec des U-Boot et ceci jusqu'en 1944 où elle fut partiellement détruite à l'arrivée des alliés. Le dernier pylône a été abattu en 1953.

Quatre bâtiments d’époque subsistent encore ainsi que les ruines de l’ancien atelier et du réfectoire. Une stèle représentant ce pylône a été érigée à l'ancienne entrée de la station (allée menant aux haras de Marcheprime).

Champ de tir

Une poudrerie fut créée en 1913 juste à la limite de l’aérodrome.

Un accident surement causé par une erreur de manipulation, le 21 avril 1916, fit 42 morts parmi les 1800 ouvriers, français, espagnols, civils et mobilisés. Pendant la Grande Guerre l’usine fournissait au front des poudres et des grenades. L’activité fut complétée en 1916 par la création d'un champ de tir mais l'ensemble ne dura que jusqu'en 1917.

Héraldique

Armes

Les armes de Marcheprime se blasonnent ainsi :

D’azur à la vergette d’or accompagnée à dextre d’un pin arraché de sinople, flanqué à dextre d'un pot à résine d'argent, brochant sur une cornue gouttant du même et à senestre d’une crosse de fougère de sinople surmontée de deux moutons d’argent passant l’un au-dessus de l’autre, au chef de gueules chargé d’une coquille d’or et soutenu d’une divise componée d'or et de sinople de quinze pièces.

Explications des différents éléments constituant le blason :

  • La coquille Saint-Jacques et la bande verticale centrale (vergette) symbolisent la route d'Espagne et Saint-Jacques-de-Compostelle[4].
  • L'arbre et la cornue symbolisent la vocation forestière locale, traditionnelle et industrielle et la distillation de la gemme.
  • Les moutons et la crosse de fougère rappellent qu'autrefois, avant l'extension de la forêt, seuls les moutons occupaient la lande et l'économie locale reposait sur le système agro-pastoral.
  • La bande horizontale bicolore (divise componée) symbolise la limite de Hins (du latin Fines)[5].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

La mairie est située place du 8 mai 1945. Le conseil municipal de Marcheprime est composé de 27 élus.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1997 en cours Serge Baudy[6] DVG puis PRG[7] Président de la communauté de communes
1995 1997 Serge Trut RPR  
1969 1995 Gaston Flament PS  
1965 1969 Daniel Brettes -  
1958 1965 Gérard Delest -  
1946 1958 René Delest -  
Les données manquantes sont à compléter.

Marcheprime fait partie de la 8e circonscription de la Gironde.

Démographie

En 2011, la commune comptait 4 462 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1946. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
707 847 892 947 1 256 1 388 2 420 3 486 3 832
2006 2010 2011 - - - - - -
3 811 4 301 4 462 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie

Lieux et monuments

  • L'église Saint-Émilion construite en 1862, place du 11 novembre 1918.
  • Un monument aux morts place du 11 novembre 1918.
  • À Croix d'Hins, une stèle rend hommage à l'aviateur Léon Delagrange.
  • Une stèle représentant un pylône a été érigée sur le site de l'ancienne station de Radio Bordeaux Lafayette.
  • Une stèle rend hommage à l'aviateur Robert Piqué sur le lieu de son accident, dans la forêt, derrière le quartier de la vieille possession.

Sports

Équipement : terrains de football dont le Stade René Delest, des terrains de tennis, une salle omnisports pour (le basket-ball, handball, ...), un dojo, une salle de musculation.

La ville propose déjà depuis des années une diversité importante d'art martiaux tel que le Judo, le jiu-jitsu, l’Aïkido, le Tai-chi chuan, et depuis 2012 le Karaté et du MMA.

Culture

Une salle culturelle : La Caravelle . Elle a été inaugurée le 1er septembre 2007. Marcheprime étant un point central entre Bordeaux et Arcachon, cette salle permet d'attirer aussi bien la population du bassin que le public bordelais. La Caravelle peut accueillir 500 personnes assises (cela fait d'elle une des plus grandes salles du bassin), et dispose de places réservées aux personnes handicapées. L’espace et les sièges modulables de la salle et sa grande superficie de 500 m2 permettent de recevoir plusieurs genres de spectacles : concerts de musique, danse, théâtre, ciné concert, expositions de peinture, manifestations des associations, séances de cinéma...

On trouve aussi sur la commune une salle des fêtes, une bibliothèque et une école de musique situées à La Maison Pereireparc Pereire.

Enseignement

Évènements

Tous les ans, l'avant dernier weekend d'août, ont lieu les fêtes de l'été et leur traditionnel salon du modélisme.

Personnalités liées à la commune

  • Le Colonel Robert Picqué, un des pionniers de l'aviation sanitaire, s'est tué en avion sur la commune de Marcheprime en 1927.
  • Léon Delagrange : aviateur célèbre, s'écrasa lors d'un vol d'entrainement en 1910 sur l'aérodrome de Croix d'Hins.
  • Le 8 novembre 1988, François Mitterrand se rend à Marcheprime pour inaugurer une plaque en l'honneur de Maurice Fognet, ancien directeur de l'école, charentais comme lui. Il prononcea un discours en l'honneur des enseignants français et sur la vie politique de l'éducation.
  • La judokate Émilie Andéol a vécu toute son enfance à Marcheprime.

Voir aussi

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

  1. Nom des habitants de Marcheprime sur habitants.fr, consulté le 10 décembre 2011.
  2. Liste des communes créées en Gironde depuis 1930 sur le site de l'INSEE
  3. Léon Delagrange, Le dandy volant par Olivier et Yolande Delagrange, Éditions Larivière.
  4. L'itinéraire d'Antonin mentionne une « Route des Lacs » de Dax à Bordeaux par LOSA (Sanguinet), BOII (Lamothe Biganos) et FINES (Croix d'Hins).
  5. C'est à Croix d'Hins (Crux Finium - Croix des Fines) que fut élevée une croix pour marquer la limite du territoire entre Pays de Buch et Bordelais ; cette limite est encore celle des cantons d'Audenge et de Pessac
  6. Commune de Marcheprime sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 10 décembre 2011.
  7. Le maire rejoint les radicaux de gauche
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes

This page is based on data from Wikipedia (read/edit), Freebase, Amazon and YouTube under respective licenses.
Text is released under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License.