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Climat océanique | QuickiWiki

Climat océanique

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Overview

Carte de climat océanique - Climat océanique
Carte de climat océanique
Carte des climats mondiaux - Climat océanique
Carte des climats mondiaux

Le climat océanique, appartenant à la zone tempérée, se caractérise par des hivers doux et pluvieux et des étés frais et relativement humides, sachant que le maximum de précipitations se produit durant la saison froide. Il se rencontre sur la façade occidentale des continents, entre des zones à climat méditerranéen en se rapprochant de l'équateur et les zones à climat polaire en se rapprochant des pôles.

Un des traits majeurs de ce climat se caractérise aussi par son évolution progressive dès que l'on s'éloigne des façades maritimes, avec des traits de plus en plus continentaux. Seules les régions côtières de façade occidentale connaissent un climat véritablement océanique, l'intérieur des terres étant caractérise par un climat dit océanique dégradé.

Il est par excellence le climat typique de l'Europe occidentale, région du monde caractérisée par sa longue façade maritime et sa position sous des latitudes moyennes, ainsi que de quelques autres régions aux caractéristiques similaires.

Températures

La température moyenne annuelle est comprise entre 8 et 16 °C. Généralement les hivers sont modérés (moyenne des températures positive, pas de fortes gelées) et les étés frais (moyenne inférieure à 22 °C, vagues de chaleur limitées).

Dans les zones hyper-océaniques constamment soumises aux conditions météo issues de l'océan (Irlande, Finistère), les écarts thermiques entre la saison froide et la saison chaude sont très réduits (parfois inférieurs à 10 °C). À l'inverse, plus on s'éloigne du littoral (comme en Europe centrale), plus cet écart augmente (hivers plus froids, étés plus chauds, le climat "se continentalise"), on parle souvent dans ce cas de climat océanique dégradé.

Précipitations

Les précipitations paraissent beaucoup plus abondantes qu'elles ne le sont : leur total annuel ne dépasse guère le mètre, mais elles se répartissent sur toute l'année et tombent souvent sous forme de bruine ou encore en brouillard dense, avec un maximum en saison froide lié au passage des dépressions qui se déplacent en bordure du front polaire.

Un des traits majeurs des régions océaniques est une certaine indifférence à l'égard de la latitude ; les bandes climatiques semblent disposées au nord et au sud. Ainsi du Portugal à la Norvège le faible écart des moyennes thermiques se maintient tout au long de la façade atlantique. Ce climat devient océanique dégradé au contraire dès que l'on pénètre dans les continents ; les pluies diminuent, les écarts thermiques augmentent, les hivers deviennent plus froids et les étés plus chauds : ces régions de climat semi-continental forment la transition avec les climats où l'emportent les caractères continentaux.

Localisation

Sont ainsi principalement concernées par ce climat les régions suivantes:

Relevé météorologique de Dublin[1]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 5 5 6 8 11 14 15 15 13 10 7 6 9,5
Précipitations (mm) 68 51 50 47 58 53 59 75 73 68 69 79 750
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.
Relevé météorologique de Berlin[2]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) −1 1 4 8 13 17 18 17 14 8 4 1 8,7
Précipitations (mm) 30 30 40 40 60 70 80 70 50 40 40 40 590
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Dublin est un exemple de climat hyper-océanique, puisque l'écart entre l'hiver et l'été est modéré, tant du point de vue thermique que du point de vue des précipitations. Berlin à l'inverse connait un climat océanique dégradé, marqué par un écart thermique croissant entre l'hiver et l'été, avec de possibles vagues de froid et canicules importantes. La répartition des précipitations, tombant majoritairement durant la saison chaude, indique un glissement progressif vers un climat continental.

Climat de Seattle, Washington[3]
mois J F M A M J Jt A S O N D
Températures (en °C) 3,4 5,7 6,7 9,3 12,7 15,4 18,1 17,7 15,3 11,2 7 4,7
Précipitations (en mm) 114 106 92 62 43 39 18 27 51 99 149 151

Le climat de l'État de Washington est qualifié d'« océanique doux » ou encore de « climat breton »[4] ; il se rapproche de celui de l'Irlande ou de l'ouest de l'Écosse, avec des étés plus secs que dans ces régions. Située sur le littoral nord-ouest des États-Unis, l'agglomération de Seattle se trouve à la même latitude que Nantes en France. Mais grâce aux courants marins et à l'influence du Pacifique, les hivers sont relativement doux (il ne gèle pas sur la côte) et arrosés.

Principales formations végétales

Une lande à New Forest, en Angleterre. - Climat océanique
Une lande à New Forest, en Angleterre.
Forêt de feuillus dans l'État de Washington (nord-ouest des États-Unis). - Climat océanique
Forêt de feuillus dans l'État de Washington (nord-ouest des États-Unis).
Paysage de Nouvelle-Zélande. - Climat océanique
Paysage de Nouvelle-Zélande.

Les formations végétales dépendent du climat mais également d'un grand nombre d'autres facteurs qui conditionnent le biotope. C'est pourquoi il est difficile de dresser une typologie générale de la flore en climat océanique. On peut toutefois dégager plusieurs caractéristiques communes :

  • Le climat océanique est favorable à la croissance végétale.
  • Sur les premiers mètres du littoral, on trouve généralement un paysage de lande (bruyères, genêts, herbes).
  • Plus à l'intérieur et dans les zones protégées des vents d'ouest, la forêt est la végétation naturelle du domaine océanique : hêtres, chênes en Europe de l'Ouest

Atouts, contraintes et risques pour les Hommes

Atouts du climat océanique

Le climat océanique est favorable à l'installation et aux activités des Hommes. Les températures relativement clémentes en hiver permettent de réduire le coût de l’énergie (chauffage). Par conséquent, les densités humaines sont moyennes ou fortes dans les régions de climat océanique, ce qui donne des paysages fortement anthropisés. Les Hommes ont peuplé et aménagé ces régions depuis la Préhistoire. En Europe, la civilisation celtique a mis en valeur une grande partie du domaine océanique. Sur la côte nord-ouest États-Unis (Washington (État), Oregon, Californie du Nord), les sociétés amérindiennes ont tiré parti des ressources qu'offrait le milieu océanique : ils exploitaient par exemple le bois pour fabriquer totems, barque et maisons.

Les activités agricoles sont en général développées dans les régions de climat océanique. La sécheresse étant très rare et le gel quasi-absent, la polyculture et l'élevage occupe de larges espaces, en fonction de la nature du sol. En dehors des périodes de sécheresse et de culture bien spécifiques, l'irrigation n'est pas indispensable. La rareté du gel permet aux Hommes de faire pousser des palmiers jusqu'à des latitudes relativement hautes : le village de Vauville dans la Manche s'enorgueillit d'avoir la palmeraie la plus au nord de l'Europe.

Contraintes et risques

Les contraintes du climat peuvent affecter le tourisme, à cause du temps très changeant caractéristique de ce climat : la meilleure saison semble être l'été, même si les températures peuvent être fraîches et les jours de pluies plus nombreux que dans les régions méditerranéennes par exemple. Les risques liés au climat océanique sont relativement faibles : le plus important demeure les tempêtes océaniques. Celle de 1999 a provoqué des dégâts considérables en Europe de l'Ouest.

Voir aussi

Notes

  1. Le climat à Dublin (en °C et mm, moyennes mensuelles et records) met.ie
  2. Relevé météo |lieu=Berlin|source=Le climat à Berlin (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1876)
  3. (fr) [1]
  4. Jean-Paul Amat, Lucien Dorize, Charles Le Cœur, Emmanuelle Gautier, Éléments de géographie physique, Paris, Bréal, coll. Grand Amphi, 2002, ISBN 2-7495-0021-4, page 112 ; Georges Viers, Éléments de climatologie, Paris, Nathan, 1990, ISBN 2-09-190267-5, pages 111-113

Bibliographie

  • Jean-Paul Amat, Lucien Dorize, Charles Le Cœur, Emmanuelle Gautier, Éléments de géographie physique, Paris, Bréal, coll. Grand Amphi, 2002, (ISBN 2-7495-0021-4)
  • Georges Viers, Éléments de climatologie, Paris, Nathan, 2001, 2e édition (ISBN 978-2-09-191187-8)

Articles connexes

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